Pour son salon d'automne, Frédéric Lurquin accueille 9 peintres et 4 sculpteurs internationaux qui ne sont encore jamais venus chez lui. Ils sèment leurs "Graines d'imaginaire" jusqu'au 25 octobre.
Le galériste dinantais Frédéric Lurquin a encore déniché des perles rares "issues d'horizons aussi variés que la Géorgie, la France, l'Allemagne, mais également la Belgique et même près d'ici, à Falmignoul".
Lui qui a déjà accueilli plus de 350 peintres et sculpteurs (pour un total de 25 mille oeuvres exposées en 40 ans) arrive encore à proposer des nouveautés et à mettre en lumière plus de 200 pièces, dont la plupart ont été créées spécifiquement pour l'expo.
Le "local de l'étape", c'est OWS de Falmignoul. Derrière le pseudo, on trouve Olivier Walhain (par ailleurs patron de LSP à Rochefort). Il réalise des sculptures monumentales en acier Corten (comme la sculpture commémorative des inondations près du Pont de Pierre à Rochefort).
Il joue sur le paradoxe entre la matière brute et l'élégance des courbes. Le matériau vivant offre des patines naturellement changeantes aux reflets subtils.
Les autres artistes du salon d'ensemble :
Jean-Baptiste Dumont : "L'âme de la côte d'Opale : gris salins, bleus vaporeux, ciels changeants, zéphyrs capricieux, reflets d'ambre et d'ivoire. Ce sont des vibrations qui mettent en lumière les figures et instaurent un espace hors du temps où elles se dérobent sous la matière".
Gotiez : "Dans un alliage entre peinture et collages, il nourrit une réflexion sur la mémoire. Certaines œuvres sont des écritures centrées sur un seul geste. Pour d'autres, ce sont des superpositions successives de papiers déchirés. Colorées, énigmatiques, elles laissent une place importante à l'interprétation".
Denis Jully : "Il développe une figuration allusive, nourrie par la nature et ses voyages. Ses paysages, dépouillés et intemporels, tiennent autant de l'archétype que du souvenir. Matières, pigments et camaïeux traduisent une sensibilité héritée de sa formation en design textile".
Rose Kondrativ : "le thème de prédilection de cette peintre marchoise est le corps féminin dont elle explore les attitudes et les expressions. Ces femmes, desquelles elle ne peint que la peau, sont habillées par la réalité environnante. Un mimétisme impressionnant en équilibre entre charme formel et émotions".
NUSHKA : "Ses toiles divulguent de multiples facettes d'un seul et même sujet : la beauté iconique, idéalisée, distante et intouchable. La peintre s'applique a` la volée pour questionner l'importance du sujet dans l'existence de la scène".
Manuela Papeians : "Ondulation de tissus en bronze autour d'un corps en danse. Sculptures harmonieuses entre la pensée et la forme. Un mouvement continu envoutant, presqu'hypnotique, vous invite à entrer dans une chorégraphie dictée par l'instinct".
Stéphanie Paoli : "Un coup de crayon, une esquisse et le personnage prend la pose sur la toile ou sur le panneau de bois. Seul le regard perçant captive le spectateur. À force de découpes et d'assemblages, le modèle est paré et le personnage prend vie. Une approche créative inattendue".
Marc Perez : "Géants ou petits, ses humains debout racontent leurs histoires gravées dans des livres ou par le biais objets variés. Dans la galerie, la magie opère entre une vingtaine de personnalités aux poses improbables, chacune contant ses mémoires".
Natalie Pleis : "Ses toiles révèlent des perspectives sensorielles à la fois brutes, poétiques et mystérieuses. L'abstraction organique évoque les 4 éléments. La matière, les pigments naturels ou métalliques sont appliqués sans pinceau, littéralement modelés pour titiller la lumière et révéler profondeurs et textures".
Jaime Danielle Smith : "Entre abstraction et émotion, l'œuvre explore la tension entre maîtrise et spontanéité. Structures superposées, gestes intuitifs et mouvements composent des espaces denses et vibrants. Ouverture énergique, profonde et méditative dans une interprétation libre".
Merab Surviladze : "Littéralement sculpteur de couleur, il dispose dans des lieux communs ses personnages en relief, créant des ombres portées mouvantes. Le spectateur sera emporté vers une quatrième dimension générant réflexion sur l'interaction entre l'humain et l'espace".
Agnès Urbain : "Sculpté de résine ou de bronze, l'humain est représenté avec ses imperfections, ce qui confère une forme de liberté d'être à ses sujets. Juste vêtue de pose et de mouvement, l'œuvre révèle tant l'identité que l'intimité".
- "Graines d'imaginaire" salon d'ensemble à la Galerie Lurquin de Dinant, jusqu'au 25 octobre, accessible tous les jours (WE compris) de 10h à 18h30. Entrée libre.