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2 millions d'euros : "La Maison de nos enfants" lance un appel aux dons pour construire son avenir à Beauraing
publié le:09/02/2026 15:49:00 - mis à jour: 13/02/2026 14:09:45
À Felenne depuis 1971, la Maison de nos enfants, qui accueille 23 enfants placés, veut quitter ses locaux vieillissants. L’institution a pour projet de construire un nouveau bâtiment, plus adapté, à Beauraing.
Deux millions d'euros à récolter via une collecte de dons : le défi est colossal.
"La Maison de nos enfants", institut d'aide à la jeunesse, lance une vaste campagne de dons pour financer la construction de ses nouveaux locaux à Beauraing. Le terrain est acquis, les plans sont prêts. Il ne reste plus qu'à réunir les fonds privés nécessaires. Carole Vassart, directrice, explique :
Je vais aller voir des fondations, des personnes susceptibles de nous aider, mais aussi peut-être des magasins de matériaux. Du carrelage, des blocs, des briques… On peut aussi imaginer des entreprises de construction qui offriraient de la main-d'œuvre. Donner du temps serait déjà un coup de main plus qu'appréciable. Il y a beaucoup d'options et nous allons commencer à les explorer.
Depuis 1971 à Felenne
Ce projet marque un tournant historique pour l'institution. Installée depuis plus de 50 ans dans le village de Felenne, à douze kilomètres de Beauraing, "La Maison de nos enfants" accueille 23 enfants placés, âgés de 2 à 18 ans. Si l'espace ne manque pas, le bâtiment actuel est devenu vétuste et peu fonctionnel. Mathieu Karlik, coordinateur, témoigne :
C'est un vieux bâtiment labyrinthique, avec de nombreux angles morts, que ce soit pour la surveillance, l'encadrement ou l'aspect pratique. C'est compliqué au quotidien. Une nouvelle construction permettrait d'avoir un lieu beaucoup plus fonctionnel, moderne et mieux équipé, afin d'offrir aux enfants le confort auquel ils ont droit.
Diminuer les trajets
Quitter le village isolé de Felenne pour s'installer à Beauraing permettrait aussi de se rapprocher des services et des activités. Un changement qui faciliterait considérablement le quotidien du personnel et des familles. La directrice poursuit :
On se rapproche de tout. Les parents seront près de la gare et pourront venir à pied pour les visites. Les adolescents pourront aller à l'école à pied. Pour les activités, tout est à proximité. C'est vraiment le lieu idéal.
Pour mener à bien ce projet, l'institution ne peut compter que sur des fonds privés. Les services d'aide à la jeunesse sont en effet subventionnés pour leurs frais de fonctionnement, mais pas pour leurs infrastructures.