Solidarité

28 réfugiés ukrainiens accueillis à Vresse-sur-Semois

publié le:12/03/2022 11:19:00 - mis à jour: 14/03/2022 07:23:29

28 réfugiés ukrainiens accueillis à Vresse-sur-Semois Photo Etienne Wanlin
28 réfugiés ukrainiens accueillis à Vresse-sur-Semois Photo Etienne Wanlin

Photo Etienne Wanlin

La commune de Vresse à accueilli ce vendredi ses premiers réfugiés ukrainiens. Six familles d'accueil mais aussi une équipe pluridisciplinaire ont veillé à leur offrir une hospitalité bienvenue

Vendredi soir vers 19 heures, 28 réfugiés sont arrivés à Vresse-sur Semois dont beaucoup de jeunes accompagnés de leur maman et quelques personnes plus âgées.  Comme dans d'autres communes, la solidarité et l'empathie des habitants vis-à-vis du peuple ukrainien a permis de proposer 38 places dans 6 familles d'accueil (la commune ne disposant pas elle-même de logements d'urgence). Pour la première soirée des réfugiés à Vresse, il s'agissait d'abord d'offrir sécurité et réconfort : des kits ont été élaborés avec des articles de première nécessité, des informations pratiques essentielles et des chèques-commerces de 200 euros. Les enfants ont quant à eux reçus des « welcome packs » de friandises. 

Photo Etienne Wanlin

Un travail d'équipe


Pour soutenir les familles d'accueil et encadrer les réfugiés, il a fallu battre le rappel des troupes de cette petite commune rurale. 
Une équipe multidisciplinaire a donc été constituée:

  • une interprète ukrainienne résidant à Vresse  
  • la directrice de l'école communale (car il faut déjà penser à l'intégration des enfants)
  • la Maison de l'Emploi de Gedinne 
  • le CPAS
  • la police de la zone Houille-Semois 
  • conseillers, échevins et bourgmestre

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Une journée exceptionnelle, des années qui ne le sont pas moins


Le défi d'accueillir 70.000 réfugiés ukrainiens en Wallonie va mobiliser énormément de ressources.  C'est vrai dans toutes les communes, et ça l'est également à Vresse-sur-Semois. Sur les plans logistiques, économiques, et surtout humains, le challenge est considérable.  Pour les élus aussi, il s'agit une mandature hors normes : après deux années de Covid et une guerre qui se déroule aux portes de l'Europe, leur rôle est inévitablement amplifié et complexifié. Aux affaires courantes il faut ajouter la réponse aux situations de crise.  Arnaud Allard, le bourgmestre de Vresse, fait le point :


Aujourd'hui j'ai dû échanger pas loin de 120 coups de fil. Quand on doit en même temps gérer le quotidien, le mazout pour les camionnettes, les problèmes administratifs liés au Covid, l'arrivée des ukrainiens, alors qu'on a pratiquement pas d'information, qu'on se retrouve à faire les paquets de produits pour les familles, je trouve ça très dommage qu'on réduise notre métier de bourgmestre au métier de politicien, alors que la politique, dans une petite commune, elle n'existe pas. Moi je suis gérant d'une commune mais je ne suis pas politicien.

Depuis 2020 et le Covid, cette mandature se révèle particulièrement difficile et personne n'y était vraiment préparé. Arnaud Allart poursuit :


Dans une petite commune où il n'y a pas d'équipes supplémentaires, il faut faire avec. Et l'imprévu, il n'y a pas de formation pour ça.  C'est vraiment l'entraide des citoyens et des services publics au bénéfice des personnes. C'est ça qui est magnifique et qu'il faut retenir. Dans une période où tout est compliqué, où tout est cher, il y a encore des gens qui se bougent pour aider les autres. C'est ce côté humain qui me motive, c'est ça mon carburant.

Philippe Palamin, Journaliste
philippe.palamin@matele.be

 
 

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