Huit jours d’effort pour 180 km à la rame, entre France et Belgique : c’est le défi relevé par 65 amateurs d’aviron venus de France, d’Allemagne, des Pays-Bas, du Danemark et de Belgique.
C'est un spectacle peu commun sur la Meuse : 65 amateurs d'aviron, répartis en 12 embarcations, participent à une impressionnante randonnée de 180 kilomètres. Partis de Sedan, en France, ils mettront huit jours pour rejoindre Namur. Aujourd'hui, leur parcours les conduit à travers les communes de Hastière et Dinant. L'événement, baptisé La Meuse et ses citadelles, en est à sa 27e édition. Son objectif : réunir des passionnés d'aviron venus de plusieurs pays européens. Cette année, les rameurs viennent de Belgique, de France, d'Allemagne, des Pays-Bas et du Danemark. Parmi eux, François Vicari, originaire de Wépion, souligne la richesse humaine de l'expérience :
Après une ou deux journées, j'ai l'impression de connaître les gens depuis longtemps. On fait du sport pendant une semaine, on rame avec des personnes qu'on ne connaît pas, venues de pays différents. Mais on fait tous le même sport, chacun avec sa technique, et au final, on a le même objectif : faire avancer le bateau.
La majorité des participants sont français, issus de 14 clubs. Tous s'accordent à dire que les paysages traversés comptent parmi les plus beaux du parcours, notamment du côté de Waulsort à Hastière et d'Anseremme à Dinant. Jean-Luc Bossat, rameur venu de l'Hexagone, a été conquis :
Je ne m'attendais pas à découvrir de tels paysages. Que ce soit en Ardennes françaises, mais aussi ici à Hastière et Dinant, il y a tellement de relief, de forêts… La rivière serpente dans des méandres magnifiques. Franchement, c'est splendide.
Un défi sportif… mais aussi logistique
L'organisation de cet événement repose sur une collaboration entre le club d'aviron de Wépion et celui de Sedan. Au-delà de la dimension sportive, cette randonnée est aussi une opportunité de valoriser le patrimoine et la convivialité. Stéphanie Roselen, cheffe de la section aviron du club nautique de Wépion, y voit bien plus qu'un simple défi physique :
Faire connaître notre région, c'est sympa. La vallée est magnifique, les rives de la Meuse sont superbes. La randonnée s'appelle La Meuse et ses citadelles, donc tout au long, les participants découvrent différents monuments. On organise aussi des visites. Hier soir, on a même terminé la journée par un feu d'artifice et une course de nuit. C'était vraiment très chouette.
Mais ce challenge représente également un vrai défi logistique. Les embarcations doivent franchir une trentaine d'écluses, accompagnées par une équipe de soutien à vélo et un bateau à moteur pour la sécurité. Louis Kervyn, membre du club nautique de Wépion, insiste sur l'importance de cette présence :
C'est indispensable d'avoir un bateau de sécurité sur l'eau, car un incident peut toujours survenir. Jusqu'ici, tout se passe très bien, mais il faut pouvoir intervenir rapidement en cas de souci. En tant que section du club, on vient aider avec grand plaisir.
Pour marquer cette étape dinantaise, la ville a organisé une réception en l'honneur des rameurs. Un geste apprécié, qui laisse déjà entrevoir l'envie, chez beaucoup, de revenir l'an prochain.