674 : l'apothéose! (en intégralité)

publié le:26/08/2014 09:16:00 - mis à jour: 01/09/2014 11:30:19

La Compagnie du Rocher Bayard s'est lancé un formidable défi : présenter 6 spectacles en 7 jours. L'apothéose de cette grande évocation des massacres d'août 1914 à Dinant s'est jouée sur le pont, sur les rochers de la Citadelle mais aussi sur la Meuse. MAtélé vous propose de revivre, en intégralité, ce moment fort en émotions.

"A la veille du premier conflit mondial, Dinant a l'allure d'une petite ville de province de près de 7900 habitants, affichant avec une belle assurance sa réussite industrielle et touristique."

C'est par ces mots que commence l'avant-dernier volet du spectacle "674" proposé tout au long de la semaine de commémorations par la Compagnie du Rocher Bayard. Joué au coeur même de la ville martyre, le spectacle revient sur ce terrible mois d'août 1914 qui a vu la cité mosane passer de l'insouciance à l'horreur, avec le 23 août, le massacre de 674 civils innocents par les soldats allemands.

Ecrit par Michel Coleau, Axel Tixhon et Bruno Mathelart, mis en scène par ce dernier, le spectacle se veut une évocation et non une reconstitution. Pas question, par exemple, de jouer "la mort". L'horreur est suggérée, jamais explicitement montrée. Par contre, les auteurs n'ont pris aucune liberté avec la vérité historique. Lorsque le Roi Albert s'adresse à la foule, ce sont les mots exacts prononcés le 4 août 1914 devant le Parlement que reprend le comédien, Romain Mathelart : "J'ai foi dans nos destinées : un pays qui se défend, s'impose au respect de tous : ce pays ne périt pas".

674 figurants

Le spectacle sur le pont est le plus ambititeux de la série. La Compagnie du Rocher Bayard a réuni 674 figurants. Une bougie à la main, une pancarte avec le nom d'une victime des massacres autour du cou, ils s'avancent en fil indienne. Parmi les comédiens comme dans le public, l'émotion est palpable. "Au début du XXème siècle, Dinant compte près de 8000 habitants. Le 23 août 1914, 674 d'entre eux sont assassinés par la folie des hommes, faisant de Dinant la première ville martyre de Belgique".

Le spectacle s'achève sur "l'Hymne à la joie", rappelant que l'Allemand n'est plus le "Boche" mais un partenaire politique et commercial dans une Europe pacifiée.

 

Captation réalisée avec le soutien de la Province de Namur

Céline Sérusiaux, Rédactrice en chef
celine.serusiaux@matele.be

 

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