Loisirs

Après la Semois, la Lesse est fermée aux kayaks

publié le:06/08/2018 10:45:00 - mis à jour: 08/08/2018 17:49:16

Image: Belga

Le petit parcours de kayak sur la Lesse est fermé depuis ce lundi matin alors que la grande descente n'était déjà plus accessible depuis quinze jours. Même situation pour la Semois.

A l'heure actuelle, il n'est plus possible de faire du kayak sur la Lesse et la Semois. Le débit de la Lesse n'est plus suffisant pour autoriser les descentes en kayak depuis ce lundi matin. La Semois, elle, est fermée aux kayaks depuis quatorze jours.

Si la Semois est fermée aux kayakistes depuis quatorze jours, la Lesse était encore accessible jusqu'à hier aux kayakistes via la petite descente (Gendron-Anseremme). Contacté ce lundi matin, Olivier Pitance, administrateur-délégué de Dinant Evasion, précise:

La petite descente de la Lesse n'est désormais plus accessible car le débit est inférieur à 1,5 mètres cube par seconde. La grande descente entre Houyet et Anseremme est déjà fermée depuis quinze jours car la norme, un peu plus élevée, est de deux mètres cube à la seconde.

La fermeture de la Lesse aux kayaks n'est pas un événement exceptionnel. Comme nous le confirme Christian Lusignan, responsable administratif de la société Libert, autre loueur dinantais de kayaks :

La fermeture de la Lesse aux kayaks, c'est assez régulier. Cela nous arrive presque tous les deux ans. Mais il est vrai qu'une fermeture aussi longue, à l'instar du grand parcours cette année, est plutôt rare. La météo prévoit de la pluie dans le courant de cette semaine. Peut-être que les précipitations seront suffisantes que pour augmenter le débit de le Lesse et permettre à nouveau la pratique du kayak. Depuis quelques semaines, la météo nous promet de la pluie, mais on attend toujours les premières gouttes.

La Semois fermée aux kayaks depuis quatorze jours

Même constat pour la Semois où il n'est plus possible de faire du kayak depuis le 24 juillet dernier.

Le seuil pour la Semois est de 2,2 mètres cube par seconde. Et depuis quatorze jours, le débit du cours d'eau est inférieur à cette norme. D'après les dernières mesures, le débit ne dépasse pas 1,4 mètres cube d'eau à la seconde. Claude Mergny, patron de Cap Semois:

Nous entamons le quatorzième jours de fermeture. Ce n'est pas exceptionnel. Tous les ans, nous devons temporairement fermer les locations car le débit de la Semois est trop faible. D'ailleurs, il y a cinq ans, nous avons fermé pendant tout le mois de juillet.

Pour l'une des sociétés qui louent des kayaks sur la Semois, le plan B se passe de l'autre côté de la frontière. Là où il est encore permis d'en faire. Robert Zorrilla, gérant de Semois Kayaks:

Nous mettons nos kayaks sur la Semoy en France, entre Hautes-Rivières et Naux. Un bus charge nos clients à Bohan et les emmène au point de départ à Hautes-Rivières avant de les reprendre à l'arrivée à Naux. Nous gardons ainsi environ trente pourcents de notre clientèle.

Côté français, c'est la hauteur du cours d'eau qui détermine le seuil de pratique du kayak. Actuellement, la hauteur de la Semoy est d'environ 45 centimètres, soit cinq centimètres au dessus de la limite.

Un arrêté de 2009 fixe les débits seuils pour les cours d'eau wallons

L'arrêté du 19 mars 2009 (textes législatifs) fixe les débits seuils minima et maxima pour la circulation des embarcations de loisirs dans les cours d'eau. Pour des raisons de conservation de la nature, la circulation des embarcations de loisirs est interdite pour la journée lorsque le débit moyen calculé sur septante-deux heures est inférieur au débit minimum.

Comme repris plus haut, les débits minimas sont de 1,5 mètres cubes par seconde pour le tronçon de la Lesse entre Gendron et Anseremme et de 2,2 mètres cubes par seconde pour la Semois.

Des seuils fixés en 2009, pour chaque cours d'eau wallon, par le ministre Di Antonio, en prenant en considération l'avis de l'administration, celui des naturalistes ainsi que des loueurs de kayaks. Ces seuils tiennent compte des caractéristiques physiques des cours d'eau (historique des débits, raclage, largeur du lit, profondeur, etc.).

Benjamin Mars, Journaliste
benjamin.mars@matele.be

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