C'est confirmé, les attaques de bétail à Fescoux (Focant), à Rienne et à Falaën ces dernières semaines sont l'oeuvre d'un loup. De quoi relancer le débat sur sa présence permanente notamment à Beauraing.
Les analyses génétiques l'ont confirmé : l'attaque du 16 octobre dans une ferme de Fescoux, un hameau entre Focant et Revogne, est bien le fait d'un loup de lignée germano-polonaise.
La Région wallonne confirme également deux autres attaques : le 9 octobre à Falaën (Onhaye) des oeuvres d'un loup de lignée germano-polonaise, sans confirmation qu'il s'agisse du même individu qu'à Beauraing et le 24 octobre, à Rienne (Gedinne) où un mouton a été tué par un loup, de lignée italo-alpine.
Par contre, pour l'attaque d'un veau à Rienne le 23 octobre, les analyses n'ont rien pu mettre en évidence. A Bourseigne-Neuve (Gedinne), l'attaque de veau du 23 octobre est, selon les analyses, l'oeuvre d'un chien.
L'ombre du loup sur Beauraing
La confirmation que les faits de Fescoux sont bien imputables à un loup relance le doute sur la présence permanente de l'animal dans la région beaurinoise où plusieurs attaques ont été signalées entre septembre et octobre, même si trois des quatre dernières analyses génétiques ont mis en lumière la présence ADN de chiens et non de loup.
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Les premières suspicions d'attaques de loup dans la commune de Beauraing remontent au printemps dernier. La dernière trace avérée d'une attaque de loup, établie par des tests ADN dans les villages voisins de Wancennes et Revogne, remonteraient donc au mois de mai, explique Alain Licoppe, le spécialiste du réseau Loup.
D'après les analyses ADN, c'est bien un loup qui est à l'origine de l'attaque du 16 octobre. Pour les signalements du 2 septembre, 13 septembre et 1er octobre, seuls des traces ADN de chiens ont été relevés. Ce qui signifie qu'il faut remonter à mai pour avoir des analyses qui confirment la thèse de l'attaque par loup.
Vers une zone de présence permanente ?
La question d'établir une "zone de présence permanente" pour les loups à Beauraing pourrait se poser. Cette zone permettrait aux éleveurs locaux d'obtenir des subventions pour renforcer les dispositifs de protection. Cependant, elle requiert une confirmation avérée d'une présence permanente du loup dans la région, ce qui, à ce stade, n'est pas encore le cas, poursuit l'expert :
Le laboratoire travaille à identifier si les attaques sont imputables au même individu, ce qui confirmerait la possible sédentarisation d'un loup, dans quel cas, il faudrait établir une zone de présence permanente (ZPP).
Des moyens de protection déjà mis en place
Face à cette menace croissante, plusieurs éleveurs ont fait appel à Natagriwal, organisme de soutien à l'agriculture et à la biodiversité, pour protéger leurs troupeaux. À Beauraing, six élevages ont déjà fait appel à leurs services.