La journée, Léon Denoiseux va à l’école à Beauraing et la nuit, il mixe derrière ses platines dans des soirées comme la corrida de Gedinne.
Il n'a que huit ans et met déjà le feu à la piste de danse. Léon Denoiseux, alias Baby Jumper, est un DJ en herbe. Il s'inspire des plus grands pour mettre l'ambiance sur le dancefloor avec ses platines.
Il y a beaucoup d'artistes que j'aime bien ! Par exemple, Avicii ou David Guetta... Mon style, c'est plutôt électro et techno.
Pour Baby Jumper, tout a commencé il y a deux ans, quand il a reçu ses premières platines pour enfants à la Saint-Nicolas. C'est à ce moment-là que le jeune DJ a découvert sa passion pour la musique, raconte sa maman.
Il a commencé à mixer avec cette platine jouet dans des anniversaires, en famille. Ce qui était un peu compliqué, au début, c'est qu'il ne passait que des musiques hardcore des Papi Jumper ! Et puis, avec cette platine, il ne savait pas faire de transitions en douceur. Donc on a un peu eu les oreilles cassées au début, mais ça nous rendait heureux de le voir si motivé.

Influencé par les "Papi Jumper"
Papi Jumper, c'est un duo de DJ hardcore que Léon a rencontré via son parrain et qu'il a pu accompagner sur scène lors d'un festival pour enfants. Ce sont eux qui lui ont conseillé le matériel à acheter pour se lancer et qui lui ont inspiré son nom de scène, explique-t-il.
Baby, ça veut dire bébé, vu que je suis un enfant. Jumper, ça veut dire sauteur. Comme je connais les Papi Jumper, j'ai voulu prendre ce nom-là.
Baby Jumper a aussi suivi une formation avec DJ Flash, ce qui lui a permis d'en apprendre plus sur les techniques de mixage.
J'ai appris à appuyer sur les boutons, mettre les tempo, caler les musiques.
(4)(2)(54).jpg)
Maman, manager et grande fan
Du haut de ses 8 ans, le petit Léon se débrouille souvent tout seul. C'est même lui qui installe son propre matériel. Mais il est toujours accompagné par ses parents. Sa maman, c'est à la fois sa manager, sa plus grande fan et celle qui le rassure en coulisses quand le stress commence à monter.
Je suis très fière de lui. Je suis aussi étonnée de sa détermination, parce que, en tant qu'adultes, on peut parfois le casser et réduire son ampleur à cause de nos peurs. Mais malgré ça, il tient bon et il en veut.
Après la corrida de Gedinne, Baby Jumper a déjà d'autres dates prévues dans la région. Son objectif, comme beaucoup de DJ, c'est de mixer un jour au festival Tomorrowland.