475 000 euros par an pendant 27 ans, c'est ce que va rapporter la location d'une partie de la base de Baronville."La commune de Beauraing n'est pas devenue riche pour autant".
Le 19 novembre dernier, le conseil communal de Beauraing a voté le budget 2016, majorité contre opposition. Pour la majorité, même avec la manne providentielle de la location de la base de Baronville, il faut rester prudent. La montre en or n'est pas si brillante que ça.
" C'est vrai que cela reste une très bonne nouvelle, explique Pierre Dury, l'échevin des finances de Beauraing. Mais les mauvaises nouvelles viennent de tomber depuis deux mois, de la part de la Région wallonne. Les recettes vont diminuer. En tout, il y aura une diminution de 448.700 euros."
D'après l'échevin, le fonds des communes va diminuer de 80.000 euros, la taxe automobile, de 17.000 euros, le précompte immobilier, de 65.000 euros, l'IPP, de 65.000 euros, Idefin, de 40.000 euros. Il faut aussi déduire la mauvaise rentrée de vente de bois de moins de 185.000 euros.
"Cela nous a poussé à prendre des mesures d'économie de frais de fonctionnement, poursuit-il. Mais, pour ce qui concerne le budget extraordinaire, nous ne modifions rien. Les investissements prévus sont maintenus."
Jean-Claude Maene et son groupe PS, dans l'opposition, ont voté contre ce budget et contres les mesures d'économie qui ont été prises.
" Quand nous avons décidé d'acheter la base de Baronville, explique Jean-Claude Maene,l'ancien bourgmestre, - avec un millions d'euros de subsides- , nous comptions en faire un pôle économique et créer des emplois. Or, le déploiement actuel de la base ne crée pas d'emplois. Les emplois qui sont là sont des emplois transférés, pas des créations. En plus, nous n'admettons pas la mise en péril de l'offre de service à Beauraing. Les coupes sombres à l'office du tourisme, c' est inadmissible. Il ne faut pas faire d'économie sur ce service qui booste le redéploiement de la ville. C'est un secteur auquel nous ne devons pas toucher."
Chacun appréciera les arguments des uns et des autres. Il n'en reste pas moins vrai que 475.000 euros, par an, pendant 27 ans, c'est pas mal pour arrondir les fins de budgets.