Festival du Rire

Bruno Coppens: "les autres festivals ont poussé le FIRR à se renouveler"

publié le:12/05/2017 16:44:00 - mis à jour: 15/05/2017 09:30:37

Le Festival International du Rire de Rochefort fête ses 37 printemps. En plus de trente ans d'existence, le FIRR a fait des émules en Belgique et dans le monde entier. Aujourd'hui, existe-t-il une concurrence?

A Liège, il y a le "VOOrire". A Bruxelles, c'est le "Kermezzo". A Charleroi, on l'appelle "Rires sur la Ville". Depuis pas mal d'années déjà, Rochefort n'a plus le monopole du rire. Même Bierges, Remicourt voire Bastogne, ont aussi leur évènement dédié à l'humour. Mais d'après l'humoriste Bruno Coppens, le marché belge n'est pas encore assez grand pour parler de réelle concurrence:
"A Paris, il y a tellement de salles que chacune se considère comme un ennemi de l'autre. Ici, ce n'est pas du tout le cas. Par exemple, les Frères Taloche jouent à Rochefort alors qu'ils ont leur propre festival à Liège" argumente l'humoriste, grand habitué du FIRR.
"La clientèle d'un festival se situe dans un rayon plus restreint, autour de 15-20 minutes du lieu de l'évènement. Il n'y a pas de concurrence du tout" assure David Martin, le président du Festival du Rire de Bastogne.

Les vedettes françaises reviennent ici parce qu'elles trouvent quelque chose de différent"

En 1981, lorsque Rochefort lance son festival du rire, il est pionnier en la matière. Depuis lors, le "FIRR" a dû apprendre à cohabiter avec ses nouveaux voisins, à s'adapter aussi.
"Cela a vraiment créé une émulation saine et franche. Rochefort est resté sur ses acquis tout en se renouvelant. C'est la raison pour laquelle le FIRR existe toujours à l'heure actuelle. On dénombre pourtant suffisamment de festivals ailleurs. Les vedettes françaises reviennent ici parce qu'elles trouvent quelque chose de différent" sourit Bruno Coppens.
Sa différence, Rochefort la doit surtout à son ancienneté, à son histoire... mais aussi à sa salle:
"On est au bord de la scène. On a les 500 personnes devant nous comme ça, d'un trait. On n'est pas impressionné par la salle. Elle est très conviviale, très intimiste" explique l'humoriste.
"La notoriété joue en notre faveur" se défend Jean-Marc Mahin, le président rochefortois, "que ce soit pour les jeunes candidats au tremplin ou les vedettes confirmées. Ces stars ont une histoire avec Rochefort et une histoire de 37 années, cela fait beaucoup d'artistes..."

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

Revoir Le Journal

CDJ

22H30