Santé

Campagne de vaccination : dans les coulisses d'une course contre la montre avant l'hiver

publié le:28/10/2026 15:40:00 - mis à jour: 29/10/2026 09:03:28

La campagne de vaccination contre la grippe et le Covid s'organise dans les cabinets médicaux. Infirmières et secrétaires gèrent le flux d'injections et la logistique stricte des doses avant l'hiver.

La campagne de vaccination contre la grippe et le Covid-19 a débuté le 20 octobre et se poursuivra jusqu'au début du mois de décembre. Au cabinet médical de l'Îlot Vert, deux journées par semaine sont spécifiquement dédiées à la réalisation de ces injections préventives destinées à prémunir les patients vulnérables avant l'hiver. Entre la réception des appels, le lien avec les pharmacies et la prise en charge des patients par l'infirmière, l'organisation s'appuie sur une planification rigoureuse pour assurer le déroulement de ce rendez-vous annuel.

Historiquement pris en charge par les médecins généralistes, l'acte vaccinal est désormais pratiqué par les infirmières au sein des structures médicales ou à domicile, comme par Anne-Bénédicte Desart, infirmière à domicile au sein du groupement Ôpetitsoins à Ciney :

Avant, c'était les médecins qui faisaient les vaccins, mais depuis plusieurs années, les infirmières et infirmiers peuvent désormais pratiquer l'acte d'injection du vaccin. Ça aide beaucoup les médecins parce qu'en période de vaccination, ce sont les vaccins en plus de leurs consultations.

La vaccination s'organise après les prises de sang du matin, à partir de 9 h 30 et jusqu'à midi, avec un rythme d'une injection toutes les cinq minutes.

Le secrétariat en première ligne de l'organisation

La gestion du flux de patients et la planification des rendez-vous reposent sur l'accueil du cabinet médical. Astrid Steutelings, secrétaire au cabinet depuis quatre ans, gère les appels téléphoniques dont le volume s'intensifie entre la fin du mois de septembre et le début du mois de décembre :

Ces deux dernières semaines, c'est un peu plus calme, car nous sommes en congés scolaires, mais en période normale, on a beaucoup d'appels pour les vaccins, en plus des autres demandes plus classiques, donc ça déborde un peu.

Au-delà de répondre au téléphone et d'encoder tous les rendez-vous, son rôle consiste à encoder les demandes et à attribuer les créneaux horaires pour l'infirmière, en s'assurant de la disponibilité des sérums.

Une logistique rigoureuse des vaccins

La préparation des vaccins répond à des protocoles distincts selon le virus ciblé. Alors que les patients s'approvisionnent eux-mêmes en pharmacie pour le vaccin contre la grippe, les doses contre le Covid font l'objet d'une réservation préalable. Le vaccin contre le Covid est livré sous forme de flacon multidoses prélevé en pharmacie et doit être administré dans un délai maximal de six heures après son ouverture, détaille Astrid Steutelings :

Je dois prévoir à l'avance... Je vais les chercher 10 minutes avant que l'infirmière puisse faire les premières injections. C'est un travail d'anticipation et surtout prévoir le bon nombre de doses.

Sur le plan pratique, l'infirmière applique une méthode systématique en injectant le vaccin contre la grippe dans un bras et celui contre le Covid dans l'autre, afin de pouvoir identifier l'origine d'une éventuelle réaction locale :

Chacun fait comme il veut, mais personnellement, je fais grippe dans le bras droit et Covid dans le bras gauche. Mais il y a peu d'importance au niveau médical.

Une surveillance de 15 minutes après l'injection

Après l'injection, une attente obligatoire de 15 minutes en salle d'attente est imposée aux patients. Ce temps d'observation vise à surveiller l'apparition d'éventuelles réactions allergiques, comme l'explique Anne-Bénédicte Desart :

On peut développer une allergie ou un choc sur les solvants et ce qu'on met pour conserver les vaccins, ce n'est pas à cause du virus.

Destinée en priorité aux personnes âgées, malades ou immunodéprimées, cette campagne annuelle vise à préparer le système immunitaire pour réduire la sévérité des infections hivernales.

Antoine Van Laethem, Journaliste
antoine.vanlaethem@matele.be

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