Sécurité

Centrale de Chooz : les Belges sont-ils bien informés ?

publié le:24/02/2025 16:51:00 - mis à jour: 25/02/2025 15:14:05

Située juste de l’autre côté de la frontière, la centrale de Chooz suscite quelques interrogations, voire quelques inquiétudes chez nous. Sommes-nous, côté belge, suffisamment informés en cas de problèmes ?

Même si elle ne nous fournit pas d'électricité, la centrale nucléaire de Chooz nous concerne, côté belge. En cas de pépins, les habitants du sud namurois seraient tout aussi impactés que nos voisins français de la pointe de Givet. Alors, sommes-nous, côté belge, suffisamment informés en cas de pépins ? Simon Bultot, le bourgmestre d'Hastière, estime que la communication pourrait être renforcée :

La centrale de Chooz est très contrôlée et donc nous disposons d'informations. Mais je pense qu'on peut davantage être informé sur ce qui peut s'y passer. Sur de potentielles nuisances environnementales, j'estime que nous devoir avoir plus d'échanges avec nos voisins français. 

La commission locale d'information de Chooz

Et pour informer la population proche de la centrale de Chooz sur les différents événements qui y surviennent, une commission locale d'information est en place depuis une trentaine d'années. C'est d'ailleurs une obligation en France pour l'ensemble des sites nucléaires. La CLI de Chooz est composée de 54 membres dont cinq représentants belges. Ils ont pour mission de relayer les différentes informations officielles du site nucléaire. Jean-Pol Devresse, maire de Vireux-Molhain et président de la CLI de Chooz, explique :

La centrale informe l'Autorité de surêté nucléaire en cas d'incident. L'ASN classe tous les événements selon leur degré d'importance, puis elle communique sur le sujet. Cinq élus belges sont conviés aux réunions de la CLI. Ces élus ont pour mission de communiquer les informations à relayer sur leur territoire.

Le mauvais exemple de l'incinérateur

Mais pour le bourgmestre d'Hastière, ces échanges d'informations entre voisins franco-belges doivent être renforcés, et ne pas se limiter à la centrale nucléaire :

J'estime que nous devons être informés des projets qui peuvent avoir un impact chez nous. Le projet d'incinérateur était un bon exemple. S'il y a des projets d'usine ou autres qui peuvent nous impacter, nous devons pouvoir recevoir l'information au bon moment, afin de ne pas se retrouver dans des situations telles que celle du projet d'incinérateur. 

Concernant la centrale nucléaire de Chooz, notez que depuis près de deux ans désormais, elle tourne à plein régime après avoir subi d'importants travaux de maintenance qui auront nécessité 17 mois d'arrêt en 2022 et 2023.

Benjamin Mars, Journaliste
benjamin.mars@matele.be

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