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Chômage : les CPAS respirent, mais restent vigilants

publié le:10/02/2026 17:02:00 - mis à jour: 11/02/2026 11:59:50

Plus d’un mois après les premières exclusions du chômage, les CPAS de l’arrondissement font le point. L'afflux redouté n'est pas encore arrivé mais une nouvelle vague est attendue dès le 1er mars.

Cela fait un peu plus d'un mois que les chômeurs de plus de 20 ans ne peuvent plus bénéficier des allocations de chômage. Les premières demandes ont donc été introduites auprès des CPAS. À Dinant, plus de 200 dossiers potentiels étaient attendus pour les deux premières vagues d'exclusion. Pour l'instant, une cinquantaine de demandes seulement ont été enregistrées, dont 23 ont été acceptées. Lionel Naomé, président du CPAS de Dinant :

Rappelons que la mesure qui a été prise par le gouvernement a pour but de remettre les gens sur le chemin du travail. Force est de constater qu'il y a quand même des effets puisque j'ai pas mal de personnes qui dépendaient du chômage et qui ont retrouvé du travail, donc c'est fort heureux. Ensuite, je pense que certaines personnes ne mesurent pas encore l'ampleur des décisions qui ont été prises et que c'est au moment où on se retrouve à la fin du mois et que l'argent n'arrive pas sur le compte qu'ils vont peut-être se rendre compte de la situation.

Du côté d'Hastière, 170 personnes seront exclues du chômage cette année. À ce stade, seules 29 demandes de revenu d'intégration sociale ont été déposées. Après enquête, 13 ont reçu une réponse positive. David Mathon, président du CPAS d'Hastière :

Dans les dix personnes qui n'ont pas été acceptées, deux ouvraient un droit à la pension, deux étaient cohabitants et le reste ouvraient un droit au SPF Handicapé. Nous n'avons pas les chiffres exacts des personnes qui ont retrouvé un emploi.

Moins de 50% des exclus se tournent vers le CPAS

Dans le cadre de ce reportage, nous avons contacté l'ensemble des communes de l'arrondissement. Toutes sont unanimes : la situation est moins catastrophique que ce qui avait été annoncé. À ce jour et en moyenne, un peu moins de la moitié des personnes exclues se sont tournées vers les CPAS, mais la vigilance est de mise pour les mois à venir. Le président du CPAS de Dinant explique :

Je ne vais pas dire qu'on va crier victoire trop vite parce que c'est clair que les demandes vont se diluer dans le temps. À l'heure d'aujourd'hui, ce qui est intéressant, c'est que ça nous permet en tout cas de mieux nous organiser et de ne pas devoir travailler dans la précipitation.

Dès le 1er mars, une nouvelle vague d'exclusions entrera en vigueur. Les personnes ayant cumulé entre 8 et 20 années de chômage perdront à leur tour leurs allocations. Même si la situation reste sous contrôle aujourd'hui, les prochains mois seront décisifs pour mesurer l'impact réel de cette nouvelle réforme.

Fiorine Guéry, Journaliste
fiorine.guery@matele.be

 
 

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