Plusieurs écoles se sont rassemblées à l'Institut Saint-Joseph pour « Je cours pour ma forme ». Ce défi 100 % collectif est axé sur l'entraide, l'effort et le plaisir du sport scolaire.
L'ancienne piste d'athlétisme de l'Institut Saint-Joseph de Ciney a vibré au rythme de la grande journée sportive « Je cours pour ma forme ». Organisé sous l'égide de la Fédération du Sport Scolaire (FRSEL), ce rassemblement a réuni près de 600 élèves issus de plusieurs établissements de la région, dont les écoles Saint-Joseph, La Providence et celle de Leignon. L'objectif ? Relever un défi collectif en accumulant un maximum de tours de piste en classe, loin de toute compétition individuelle.
Cet événement populaire vient concrétiser six semaines de préparation intense menées durant les cours d'éducation physique et à la santé. Sur le site cinacien, les organisateurs et enseignants ont fait le choix de la formule « challenge ». Le principe est clair et adapté à chaque tranche d'âge : les élèves de 1re et 2e primaire courent durant 8 minutes, ceux de 3e et 4e durant 12 minutes, et les plus grands de 5e et 6e pendant 16 minutes.
Chaque tour de 200 mètres parcouru par un élève vient alimenter le compteur global de sa classe, permettant d'établir un record collectif. En additionnant les performances individuelles, certaines classes parviennent à franchir la barre symbolique des 42 kilomètres, soit l'équivalent d'un véritable marathon.
Pour Grégory Vandekeere, professeur d'éducation physique à l'Institut Saint-Joseph, ce rendez-vous permet de déconstruire certains idées reçues.
On entend parfois que les élèves ont une faible condition physique, mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça. Les enfants en général, il faut plus les freiner parce que la motivation est là ! Il faut surtout leur apprendre à courir dans la durée : courir moins vite, mais courir plus longtemps.
Plaisir de l'effort et entraide sur la piste
Sous un grand soleil, l'enthousiasme et les encouragements ont rythmé toute la matinée. Sur le terrain, l'entraide et le soutien mutuel ont pris le pas sur la recherche de vitesse pure.
Du côté des filles, Charlotte, Latifa et Juliette témoignent avec le sourire.
On n'a pas vraiment compté les tours. Ce qu'on a plus fait, c'est qu'on s'est bien donné et on a couru à notre rythme ! On a couru un peu toutes les trois, puis à deux, on a fait des échanges.
Même satisfaction du côté des garçons de P4A. Tabich, Arvin et Hector, encore essoufflés par leur course dans l'herbe, affichent leur fierté.
On a fait 28 tours ! C'est un peu dur, mais on arrive à suivre le rythme... Et le prof nous encourage bien !
Une animation dynamique et un message fort
Pour l'équipe d'animation de la FRSEL venue encadrer et rythmer la journée, la démarche vise avant tout l'inclusion de tous les enfants, quel que soit leur niveau sportif comme l'explique Mathieu Effinier, animateur sportif.
Le message, c'est de montrer que chaque enfant est capable de courir à son rythme. Qu'on soit dans la difficulté ou dans la facilité, les gamins pour qui c'est plus facile donnent un coup de main à ceux qui ont un peu plus difficile : l'entraide est géniale !
Priorité au sport santé et au bien-être
Cette philosophie solidaire s'inscrit pleinement dans la ligne directrice défendue par la Fédération du Sport Scolaire. Présent à Ciney, son président Pierre Bouillez rappelle le sens profond de ces rassemblements interécoles.
Ce n'est même pas un aspect compétitif, c'est vraiment d'abord que chaque enfant puisse trouver son compte, faire du sport et prendre du plaisir en le faisant. On va jouer sur l'aspect entraide et le dépassement de soi. C'est vraiment l'objectif sport-santé, sport-bien-être.
Après cette étape cinacienne particulièrement réussie, la tournée des cross et défis scolaires se poursuit à travers la région, avec en point d'orgue la grande finale de la fédération prévue le 24 mars à Chevetogne.