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Cyberattaque : les sites internet de plusieurs communes rendus momentanément inaccessibles
publié le:05/11/2025 17:40:00 - mis à jour: 06/11/2025 17:18:54
Photo d'illustration : PEXELS
Une cyberattaque revendiquée par un collectif pro-russe a impacté les sites de plusieurs communes de l’arrondissement. Aucune donnée personnelle n’a été piratée.
Les sites Internet de plusieurs communes de l'arrondissement de Dinant (Anhée, Beauraing, Ciney, Hamois, Onhaye, Rochefort, Vresse-sur-Semois et Yvoir) ont été victimes d'une cyberattaque ce mercredi et ce jeudi. Cette action coordonnée a rendu plusieurs portails communaux temporairement inaccessibles. L'intercommunale IMIO, qui gère ces sites et plusieurs centaines d'autres, se veut rassurante : aucune donnée personnelle n'a été compromise. Son directeur général, Frédéric Rasic détaille l'impact réel:
Entre 15 h et 16 h mercredi, l'attaque a été plus importante. Nous avons constaté des interruptions de service sur environ 50 % des sites, mais elles ne duraient que quelques minutes. Globalement, il n'y a pas eu de coupure totale des systèmes, mais certains usagers ont rencontré des problèmes d'accès. Aucune donnée n'a été volée, aucun site n'a été abîmé informatiquement. C'était uniquement une indisponibilité temporaire du service.
L'attaque a été revendiquée par un collectif de hackers pro-russe. Il s'agit d'une attaque dite “DDoS”. Concrètement, des milliers — parfois des centaines de milliers — de connexions simultanées saturent les sites. François Laureys, chargé de projet digital au Bureau Économique de la Province de Namur explique les raisons de cette attaque :
Ce genre d'attaque sert surtout à montrer sa force de frappe et son potentiel de nuisance vers une cible en particulier.
Prévention et sécurité numérique
Pour prévenir les cyberattaques, les communes namuroises bénéficient depuis deux ans d'une plateforme de veille numérique mise à disposition par le BEP, le Bureau économique de la province. Elle permet de détecter les failles avant les cybercriminels et de renforcer la sécurité des sites communaux.
C'est un peu comme passer dans une rue avant le cambrioleur pour vérifier quelles maisons ont les fenêtres ouvertes ou les portes mal verrouillées. On ne pénètre pas dans les systèmes, mais on signale aux communes où il y a des failles. Cela permet de sécuriser les sites avant que des cyberattaques n'aient lieu.
Les sites touchés sont désormais rétablis. De son côté, l'intercommunale IMIO continue de renforcer la sécurité pour éviter que de telles attaques ne se reproduisent. Une nouvelle solution de protection est actuellement en phase de test. Ce système devrait être opérationnel dans les semaines à venir.