La coopérative « Maraîchers en Condroz » vise la vente aux professionnels : magasins et collectivités. Neuf fermes ont uni leurs forces pour développer la vente en ligne de leurs produits.
Passer de la terre à l'assiette en seulement quelques heures, c'est désormais une réalité dans le Condroz grâce à la nouvelle coopérative « Maraîchers du Condroz ». Ce projet regroupe neuf fermes locales et propose un service de commande en ligne, exclusivement réservé aux professionnels.
À l'école de Noiseux, les enfants profitent déjà de cette alimentation locale et fraîche. Bénédicte Van de Gucht, la cuisinière, est conquise par l'initiative.
J'aime que les enfants mangent correctement. On a de bons producteurs locaux, alors autant les faire vivre comme ça. Mes enfants ici, à l'école, mangent bien et en plus, je soutiens la région.
Cette région, ce sont notamment les fermes participantes, comme la ferme Vrancken à Ossogne. Carine Vrancken, agricultrice et membre de la coopérative, met l'accent sur la fraîcheur et la proximité.
Le but c'est d'avoir un circuit le plus court possible jusqu'au consommateur. On récolte le matin, et c'est livré dans les cantines ou les magasins l'après-midi. Ce qui m'attire aussi dans ce projet, c'est de toucher de nouveaux marchés que nous, on n'avait pas.
L'avenir de l'agriculture ?
Le service inclut la livraison et s'adresse aux épiceries, cantines, traiteurs, établissements horeca ou encore des maisons de repos. Tous peuvent passer commande via la plateforme en ligne. Cette mutualisation facilite aussi le quotidien des producteurs, souvent débordés par la partie commerciale. Benjamin Sanders, fondateur de « Le Champ Paysan » et coopérateur, souligne l'intérêt du modèle.
On est sur un petit territoire avec beaucoup de fermes et il faut être rentable. Il y a déjà des projets agricoles qui ont échoué car la partie commerciale prenait beaucoup de temps. Mutualiser ça entre nous, c'est une manière de gagner du temps.
À l'origine de la coopérative, on retrouve le Parc naturel "Cœur de Condroz". Anne Denoël, chargée de projet, insiste sur les avantages concrets pour les clients professionnels.
L'intérêt, c'est de ne pas devoir faire le tour de plusieurs fermes pour constituer leur panier. Pour les petits indépendants, les épiceries ou les traiteurs qui ont déjà des journées bien chargées, c'est un gain de temps précieux.
Neuf fermes font actuellement partie du projet, mais d'autres devraient suivre. Toutes les communes du Parc naturel "Cœur de Condroz" se sont engagées à suivre la voie de la relocalisation pour les cuisines de collectivités. Cela concerne notamment les communes de Ciney, Havelange et Hamois.