Dinant dit «Mêrci bramint des côps» à la troupe de Dréhance
publié le:23/12/2015 10:51:09 - mis à jour: 23/12/2015 10:56:54
En novembre, le Cercle Sainte-Geneviève de Dréhance remportait le 25ème festival de théâtre wallon de Ciney. Les autorités communales dinantaises ont voulu le féliciter au cours d’une cérémonie très conviviale.
Avant la séance du conseil communal qui allait voir le vote du budget 2016, l'heure était manifestement à la détente à l'Hôtel de Ville de Dinant. Autour d'un verre de Leffe, le Collège et les conseillers communaux recevaient les acteurs de la troupe de théâtre wallon de Dréhance. Le Cercle Sainte-Geneviève vient de remporter pour la quatrième fois le festival de théâtre wallon de Ciney avec la pièce, « Li canari da matante ». Richard Fournaux :
« On voulait vous dire merci et bravo. Nous avons été flattés de vos résultats. En plus que des Dinantais aillent damer le pion aux Cinaciens, ça nous fait plaisir. »
Comme la troupe a déjà reçu collectivement le brevet de reconnaissance de la ville en 1997, c'est son plus ancien acteur, José Tayzen (85 ans) qui a été mis à l'honneur. Marc Piéltain, metteur en scène, a brièvement dressé son portrait :
« José est un des fondateurs de la troupe. Il a joué en 1957 la première pièce montée par le Cercle dans la salle Les Nûtons de Furfooz parce que la salle de Dréhance n'était pas encore construite. Aujourd'hui encore, il est le premier arrivé aux répétitions et l'un des premiers à connaître son texte. »
Tout le monde s'y colle
Pour féliciter la troupe, Richard Fournaux avait donné une consigne : tous les groupes politiques devaient faire un discours en wallon. Pour René Ladouce (MR) et Omer Laloux (cdH), l'exercice ne pose manifestement aucun problème. L'échevin de l'Enseignement envisagerait même des cours de wallon dans les écoles de l'entité.
Pour Laurent Belot (PS), la tâche semble déjà moins aisée. Accroché à son texte, il conclut en disant que si la troupe a besoin d'un acteur, il vaut mieux ne pas trop vite penser à lui. Mais celui qui a éprouvé le plus de difficultés à relever le défi lancé par le Bourgmestre, c'est assurément John-Laurent Nève (Ecolo).
« Je ne côse nin wallon et je ni comprends rin. »
Avec bonne humeur, le conseiller Ecolo a détaillé toutes les stratégies qu'il avait dû mettre en place pour écrire les quelques lignes de son discours. Il a notamment avoué son désarroi quand il a constaté que Google Translate ne proposait pas de traduction français-wallon. L'assemblée a beaucoup ri et, à quelques minutes d'une séance du conseil communal consacrée au budget, cela mérite d'être souligné.