Dinant: le chef Alain Gilain investit en centre-ville

publié le:14/10/2016 10:48:29 - mis à jour: 14/10/2016 19:51:09

Le chef étoilé Alain Gilain va créer 15 à 20 chambres au centre-ville de Dinant tout en gardant l'Hostellerie Gilain à Liroux. Un Copère qui investit (lourd) à Dinant: le signe d'un renouveau!

  • "On sent que des investisseurs extérieurs s'intéressent à Dinant. Je pense qu'on doit aussi avoir confiance en notre région, et se dire qu'on a un atout formidable, que Dinant peut relever la tête et les Dinantais aller de l'avant.
  • "On est très bien où nous sommes, nous n'allons pas déménager, mais nous voulons nous diversifier. On va créer principalement de l'hébergement, entre 15 et 20 chambres. Cette vieille maison se trouve au milieu d'un jardin de 30 ares, il y a moyen d'y créer des événements, on a envie de fédérer et d'emmener le plus de monde possible dans ce projet: artistes, commerçants, entrepreneurs, jeunes chefs... Il y aura une cuisine ouverte, un wellness, une cave à vins... Dinant a été à une époque une cité qui attirait les artistes, on voudrait recréer cette ambiance de gens qui viennent travailler, se mettre au vert dans notre région. Permettez-moi de rester encore un peu prudent sur le nom et les détails précis du projet, mais ce sera ambitieux.
  • "On a toujours refusé la routine à l'Hostellerie. On s'est toujours remis en cause. Cela fait 25 ans dont 17 ans d'étoile Michelin sans interruption. J'ai encore une envie d'entreprendre. Mon épouse et moi formons une équipe formidable. Elle est souvent l'initiatrice d'un projet, je prends le projet en marche et elle travaille en coulisses. A notre âge, nous avions envie de mettre notre expérience au profit d'un nouveau projet.
  • Dinant a changé, c'est vrai. Mais tout évolue. Le métissage de la population a lieu partout dans le monde, mais est-ce pour cela qu'on doit se retirer et renier nos origines? Non, on est toujours là, on est attaché à nos origines et on veut accueillir les autres à bras ouverts, cela ne pose pas de problème.
  • Les clients qui viennent à Liroux vont à Dinant. C'est un pôle attractif. Contrairement à nous qui voyons les inconvénients, les gens trouvent ça plutôt bien, ce gros projet, ces grands travaux. Si vous allez à Bruges, à Paris, ce sont des villes qui bougent.
  • On espère ouvrir à Pâques 2018. Mais les réactions que nous avons reçues ces derniers jours nous ont conforté dans le choix que c'était une bonne idée. Tous les soutiens nous ont un peu bouleversé, et nous prouvent que nous avons raison, que nous ne serons pas tout seuls!"

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