Dinant: les loueurs de kayak pas soumis aux mêmes réglementations

publié le:10/04/2015 16:59:11 - mis à jour: 10/04/2015 18:27:21

Face à l'obligation à mettre en œuvre un système d'identification des kayaks, les Kayaks Libert n'ont pas eu d'autres choix que d'appliquer la réglementation alors que la société Dinant Évasion ayant gagnée son recours au Conseil d’État est revenue à l'ancienne législation.

Sur la Lesse, malgré le soleil, la saison démarre timidement. La concurrence entre les loueurs de kayak n'est pas encore intense. Et pourtant, dans les prochaines semaines, la température pourrait monter entre les deux loueurs dinantais. A l'aube d'une nouvelle saison, les deux sociétés dinantaises de location de kayak ne démarrent pas sur un pied d'égalité.

En bord de Meuse, les Kayaks Libert sont toujours soumis à la nouvelle législation.

Christian Lusignan :

"En ce qui nous concerne, l'an passé, nous avons dû appliquer les nouvelles normes comme mettre des numéros sur les kayaks pour permettre leurs identifications, il faut aussi identifier les personnes qui sont à bord, mettre des poubelles à leur disposition, afficher les réglementations clairement aux départs... Rien ne change pour nous."

En bord de Lesse, la société Dinant Evasion est, par contre, revenue à la précédente législation.

Olivier Pitance :

"Le Conseil d'Etat a annulé le permis kayak qui était contraignant au point de devoir identifier chaque personne dans chaque kayak. La formule n'était pas mauvaise mais l'application paraissait peu intéressante et inefficace. Nous devons à présent faire une étude d'incidence par rapport à l'empreinte de l'activité sur le milieu. C'est une bonne chose et ça recadrera, à long terme, le débat entre les "pours" et les "contres". Nous espérons, grâce à cette annulation et la réintroduction d'un nouveau permis, parvenir à mettre les choses à plat une fois pour toute."

Face à ce surcoût d'exploitation et cette situation défavorablement concurrentielle, les Kayaks Libert attendent une réaction rapide du nouveau ministre wallon de l'environnement, Carlo Di Antonio.

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CDJ

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