Le rendez-vous de midi
Dinaphi: "A un moment il faut dire stop"
publié le:06/04/2017 11:07:00 - mis à jour: 17/04/2017 15:34:14
Dimitri Petit, pompier volontaire à Gedinne et délégué SLFP, évoque la menace d'une action syndicale le jour du 1er mai: "Madame Demanet est ouverte à la discussion mais on n'a jamais de dates."
- "Nous avons fait une réunion samedi à la demande de membres du personnel. On est incendié de coups de téléphones de gens qui disent: ça n'avance pas. On a décidé que si rien ne se décidait au niveau de la hiérarchie, on menacerait d'une date-butoir. Le problème c'est qu'on a eu une réunion mercredi avec la présidence mais que les points que nous voulions aborder n'étaient pas à l'ordre du jour. Tous les points n'ont pas été discutés mercredi. Les équipements de protection individuelle, cela fait deux ans qu'on n'arrête pas de dire à la hiérarchie qu'on a des pompiers qui ne sont plus en ordre, leur équipement a été déclassé par la zone Dinaphi mais rien n'a été décidé matériellement pour remplacer cet équipement. A chaque fois c'est reporté, le marché est bloqué quelque part. A la réunion de concertation qu'on a eu hier, on a décidé de passer un marché au niveau fédéral mais on n'a pas de dates. On a des gens qui vont en intervention et qui ne sont pas correctement équipés.
- Je peux vous rassurer: on a une très bonne relation avec la présidence et le commandant de zone. Madame Demanet est très ouverte à la discussion, je ne pourrai jamais dire le contraire. Je pense que le blocage ne se fait pas à leur niveau. A un moment ce n'est pas elle qui peut tout gérer.
- Notre gros souci, c'est que l'an passé la présidente s'est donnée corps et âme pour la zone, elle a travaillé non stop. Maintenant elle consacre une matinée par semaine à la zone Dinaphi. Quand elle nous rencontre, on sent qu'elle a la volonté, elle nous dit oui, mais on n'a jamais de retour. On n'a pas de réponses.
- Il pourrait y avoir des actions syndicales le 1er mai, tout à fait. On sait très bien que c'est un travail énorme. Il y a des avancées sur les gardes sous toi, les commandes de véhicules, les arsenaux à Couvin et Alle-sur-Semois. Mais il reste tant à faire: on n'a aucun plan de formation sur la table, le plan de prévention n'a jamais été présenté, le plan d'intervention selon les délais d'intervention n'avance pas. A un moment, il faut dire stop. Au niveau syndical, on a tendance à demander beaucoup pour avoir un peu mais ici il est temps d'avancer. On demande seulement des réponses, des dates, une chronologie. Chaque fois, on nous dit: c'est en cours. C'est flou. Depuis un an et demi, on a les mêmes réponses."