Ecolo: un marché du terroir aux allures de meeting électoral

publié le:30/04/2014 20:21:57 - mis à jour: 02/05/2014 12:20:06

Ecolo: un marché du terroir aux allures de meeting électoral
Ecolo: un marché du terroir aux allures de meeting électoral
Ecolo: un marché du terroir aux allures de meeting électoral

Un marché du terroir a désormais des allures de meeting électoral pour Ecolo! Au rendez-vous dimanche, à Treignes: des producteurs locaux, des militants et des candidats à la Région et à la Chambre. Avec un seul message: faire de l'alimentation un sujet prioritaire pour le prochain gouvernement.

A l'approche des élections, un marché du terroir a désormais des allures de meeting électoral pour Ecolo. Dimanche 27 avril, les candidats à la Région et à la Chambre étaient bel et bien en campagne. Le thème de l'après-midi organisée à Treignes, petit village dans la commune de Viroinval? Une "balade gourmande", ou plus précisément la 6e édition d'un parcours pédestre et en train, lancé par le groupe Ecolo de l'arrondissement de Philippeville.

Parmi les politiques se frayant un chemin entre les stands, deux candidats à la Chambre (Georges Gilkinet et Isabelle Gengler), ceux de l'arrondissement de Dinant-Philippeville, dont Patrick Dupriez (Ciney), tête de liste, et Marie Lecocq (Rochefort), 2e effective. "Pour nous, c'est l'occasion de rencontrer les militants de terrain et des personnes qu'on ne rencontrerait pas ailleurs", explique la Rochefortoise.

"Local et tourisme"

Parmi les deux priorités mises en avant par Ecolo: le soutien aux circuits courts et le tourisme durable. "Ici, on parle de circuits courts et d'une économie basée sur des PME, des indépendants et des agriculteurs, qui proposent des produits de qualité", explique Patrick Dupriez, qui ajoute que l'un des enjeux des circuits courts est de valoriser l'emploi local, en commercialisant les denrées là où elles sont produites.  

Quid alors des agriculteurs qui vivent de l'exportation [et de ceux qui exportent les excédents qui ne pourraient pas être absorbés localement]? Ecolo met en garde : "tant que l'on peut exporter, c'est très bien... Mais pour certains produits, nous ne serons plus concurrentiels. Six mille agriculteurs ont disparu depuis 2000 en Wallonie, dont des éleveurs bovins et des producteurs laitiers. C'est à ceux-là que nous devons donner un avenir."

Deuxième priorité: le tourisme durable. Car si les Verts ont choisi la terrasse du musée ferroviaire de Treignes pour y inviter des producteurs locaux, ce n'était pas un hasard! "Quand on organise un événement dans une région touristique comme la nôtre, bon sang, valorisons les producteurs locaux", lance Patrick Dupriez. Aussi, Ecolo considère que le redéploiement de l'activité touritique est prioritaire. Et pas seulement dans la vallée du Viroin. "Au pays de l'Eau d'Heure, nous avons un potentiel de développement touristique formidable et c'est avec les acteurs locaux, PME et agriculteurs, que nous pourrons lui donner un nouvel avenir." 

La panacée pour tout le monde?

Des produits locaux et labellisés: la panacée pour les plus pauvres? "Quand on participe à une activité touristique, la question prioritaire n'est pas celle du prix des produits, mais bien celle de savoir comment faire pour que tout le monde ait accès à des produits sains, plutôt qu'à de la malbouffe qui coûte cher à celui qui l'achète, à la santé et finalement, à l'économie elle-même puisque la valeur ajoutée ne profite pas localement", soutient Ecolo.

Aussi, le groupe ne cache pas son souhait de voir un ou une ministre de l'alimentation au sein de son prochain gouvernement. Car si le parti n'a pas reçu le ministère de l'agriculture lors de la précédente législature, c'est avec la création d'un ministère de l'alimentation qu'il envisage notamment son avenir au sein du gouvernement.

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