Elections: les petites listes et le seuil de 5%
publié le:09/05/2014 14:58:59 - mis à jour: 10/05/2014 07:57:51
Du jamais vu ! Pour les élections fédérales, 16 listes se présentent en province de Namur au suffrage de l'électeur. A la région, on se bouscule également au portillon: 11 listes pour l'arrondissement de Dinant-Philippeville, et 14 pour celui de Namur.
Pour avoir une chance d'avoir un élu, les listes doivent récolter au minimum 5% de votes valables.
Cédric Istasse, politologue au CRISP:
"Pour l'ensemble des élections, sauf le parlement européen, il y a ce seuil des 5%. Pour la Chambre des Représentants, on regarde au niveu de la circonscription électorale, par contre pour le Parlement Wallon, le système est un peu différent: on a instauré le système de l'apparentement. La province de Namur comprend deux circonscriptions électorales: celle de Namur et celle de Dinant-Philippeville. La répartition des sièges va se faire en deux temps. Le premier temps, au niveau des circonscriptions, favorise les listes importantes, celles qui ont obtenu un grand nombre de voix.Les petites listes n'ont aucune chance. En revanche, une fois qu'on a attribué ce premier groupe de sièges, en première dévolution, on va s'intéresser au niveau de la province. Concrètement: on va reprendre toutes les voix qui n'ont pas servi a attribuer des sièges, et on les regroupe au niveau de la province: c'est ce qu'on appelle l'apparentement."

Pas gagné d'avance donc pour les petits partis. Avec la crise économique, ceux-ci trouvent pourtant un plus grand écho auprès de la population. Leur message, qu'il soit de droite ou de gauche est plus radical que celui des partis traditionnels.
"Il faut savoir que beaucoup de petits partis n'espèrent pas tant avoir des élus que profiter des campagnes électorales pour diffuser leur message. Ils essaient d'influencer les grands partis pour qu'ils intègrent leurs idées dans leur propre programme." poursuit Cédric Istasse
Plus le nombre de partis est important, plus les voix des électeurs sont dispersées et profitent aux grands partis. Reste à savoir si certains de ceux que l'on nomme aujourd'hui "les petits partis", pourront se hisser demain dans la cour des grands.