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ENTRETIEN | Dimitri Debuisson: "Gagner les Ardennes, c'était un rêve!"

publié le:17/03/2026 07:55:00 - mis à jour: 18/03/2026 13:19:54

Photo Lorick Jacquemin

Le Cinacien Dimitri Debuisson était le copilote de Bastien Rouard, lors de la victoire au Rallye des Ardennes, à bord de la Citroën C3. Il suit aussi de très près son fils Marius, adepte du cross car.

Dimitri Debuisson est bien connu dans la région de Ciney. Carrossier, ancien gardien de but au Condruzien et à Schaltin, copilote dans le milieu du rallye, papa de Marius, pilote de cross car, il était l'invité de Challenge ce lundi pour débriefer cette victoire au Rallye des Ardennes, à la droite du CInacien Bastien Rouard.

Pour vous qui êtes un régional de l'étape, était-ce un rêve de gagner le Rallye des Ardennes ?
Dimitri Debuisson :
Oui, c'était un rêve, mais pas irréalisable. Gagner un rallye du championnat de Belgique, avec une telle concurrence, c'est en quelque sorte un sommet qu'on atteint avec Bastien Rouard.

Votre principal adversaire Cédric Cherain a abandonné dans la deuxième étape spéciale, comment avez-vous régi à ce fait de course ?
Dimitri Debuisson :
Tout d'abord, c'est dommage pour Cédric Cherain et son copilote Félicien Poncelet, ce sont des copains. Quand on les a vus sur le bord de la route, on devait surtout rester concentré. Notre rallye continuait. C'est dommage pour la bagarre pour la victoire et pour spectateurs. On n'a pas pensé trop vite à la victoire, on a gardé un bon rythme. C'est seulement dans les deux dernières spéciales qu'on a un peu géré.

On était habitué de voir Bastien Rouard en Hyundai i20. Ici, vous vous êtes alignés avec une Citroën C3, pourquoi ce changement de monture quelques jours avant le Rallye des Ardennes ?
Dimitri Debuisson :
Bastien a roulé à l'Haspengouw avec la Hyundai de chez BMA, qui fonctionne très bien. Mais il voulait essayer une voiture de la dernière génération, avec les dernières évolutions. À l'Haspengouw, il avait l'impression de rouler à 100 %, mais éprouvait des difficultés à suivre le wagon de tête. Changer de voiture à une semaine du grand rendez-vous constituait un pari osé. Pour notre team luxembourgeois FS Sport, qui a reçu la voiture dernièrement, c'était une découverte aussi. Cela dit, avec la Hyundai, dans ces conditions, je pense qu'on aurait gagné aussi. Pour se rendre compte du potentiel de la Citroën, il faudra rouler une fois dans des conditions plus sèches.

Cédric Cherain s'est dit étonné qu'on ait lâché les voitures dans la spéciale de Chevetogne samedi matin sur la neige, il trouvait ça trop dangereux, qu'en pensez-vous ?
Dimitri Debuisson :
Je ne vais pas dire que je ne suis pas d'accord avec lui, il a beaucoup plus d'expérience que moi. Je ne veux pas juger ses propos, ni le rallye en général. Si on nous avait dit qu'on passait au ralenti dans Chevetogne, vu la neige, on l'aurait pris comme ça. Cela aurait peut-être été mieux pour tout le monde. Cédric est sorti, il a fait de la casse. D'autres sont sortis, cela a entraîné l'annulation des deux spéciales suivantes à Chevetogne, ce n'est pas gai non plus. Passer au ralenti dans Chevetogne aurait peut-être été une bonne solution. Quand on prend le départ d'un rallye, c'est pour rouler, pas pour voir des spéciales être annulées. Maintenant, cela s'est passé autrement… On est parti dans Chevetogne sur la neige avec des pneus pluie, des pneus Michelin prévus par les organisateurs du championnat. Il n'y avait pas de pneus neige disponibles.

Bastien Rouard est en tête du championnat de Belgique…
Dimitri Debuisson :
Cela fait plaisir. Je suis content pour lui, j'espère que ça va continuer pour lui. Pour ma part, je ne roulerai normalement plus avec lui cette saison. Cela lui donnera peut-être des idées… Pourquoi pas s'aligner au TAC Rally de Tielt, pour conserver la tête du championnat avant le Rallye de Wallonie à domicile et y ouvrir la route, sur un parcours propre dans la première boucle... Cela peut être un avantage.

Votre fils Marius roule quant à lui en cross car, comment se profile sa saison ?
Dimitri Debuisson :
À 17 ans, il se lance pour une première saison complète dans des championnats pour adultes : le championnat de France et le championnat d'Europe. En France, on peut viser le top 5. Au niveau européen, où c'est du costaud, pourquoi pas viser les demi-finales, voire l'une ou l'autre finale.

Laurent Dosimont, Journaliste
laurent.dosimont@matele.be

 

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