Trail

ENTRETIEN | Gwennaël Houbion, du basket au trail...

publié le:01/09/2026 08:48:00 - mis à jour: 01/09/2026 08:58:18

Le Dinantais a joué au basket-ball à Dinant pendant 25 ans, il a coaché au RBC Ciney. Il est aussi passionné de trail. Il en court et il en organise, pour la bonne cause.

Gwennaël Houbion a longtemps foulé les parquets des salles de basket, notamment celle de Dinant, où il a joué pendant 25 ans. Aujourd'hui, il est traileur. Il organisait d'ailleurs le Nomitou Trail samedi à Anseremme, dans le but de récolter des fonds, pour accompagner deux de ses enfants, atteints d'une maladie orpheline. Il était l'invité de Challenge ce lundi.

Gwennaël, vous avez organisé avec votre famille le Nomitou Trail, au milieu d'autres activités, samedi à Anseremme, d'où vient ce nom "Nomitou"?
Gwennaël Houbion: Il s'agit de la contraction de Nora, Mia et Titouan, qui sont nos trois enfants. Mia et Titouan souffrent d'une maladie orpheline: le diabète insipide atypique. Elle n'est pas reconnue. Cela rentre dans une certaine case, mais elle reste une maladie orpheline, puisqu'elle n'est pas diagnostiquée comme telle. Tout est à l'état de recherche. Cela implique de nombreux soins, une prise en charge médicale importante, cinq séances de kiné chacun par semaine, une prise en charge scolaire adaptée. Ils ne vont à l'école que le matin. Notre souhait est qu'ils vivent une vie la plus normale possible. On gère le quotidien pour qu'il soit le plus agréable pour eux. Par exemple, malgré ses difficultés, Titouan joue au foot dans la cour de récré. Ils sont limités dans la pratique sportive, mais cela ne les empêche pas d'essayer.

Cette journée du Nomitou Trail a rapporté de l'argent, à quoi va-t-il servir?
Gwennaël Houbion:
Cela va nous aider dans la prise en charge quotidienne de nos enfants. On fait plus de 25.000 km pour cela. Nous avons la chance de travailler à temps plein, même si nous adaptons nos horaires. Les frais sont importants, au niveau des soins, au niveau des médicaments, on est à plus de 25 médicaments par jour pour les deux enfants. Des amis venaient vers nous pour nous demander comment ils pouvaient nous aider. Donc, l'ASBL Nomitou a été créée pour bénéficier d'un cadre, pour sensibiliser le public, mais aussi le politique.

"Le basket? Pas dit que je n'y retournerai pas..."

Vous êtes aussi sportif, vous-même…
Gwennaël Houbion: 
Le club de basket de Dinant a fait partie de ma vie, de 5 à 30 ans. Puis, à la naissance de Nora, j'ai fait un pas de côté. Mais après deux semaines sans basket, Marie m'a dit "va courir, tu ne vas pas tenir longtemps." En tant que joueur de basket, je détestais courir. Et là, j'ai accroché tout de suite. Faire cela en couple, c'est fun. Même nos réunions Nomitou, on les fait en allant courir.

Qu'avez-vous déjà fait de fou en courant?
Gwennaël Houbion: Avec mon épouse Marie, on a fait "La Petite Trotte à Arthur", organisée par Vincent Scaillet, qui gère l'Hastrail. Cette épreuve relie Charleville à Namur, par différents GR. C'est en duo, on a terminé 2èmes avec mon épouse, après plus de 50 heures.

Et le basket, dans tout ça?
Gwennaël Houbion: J'ai coaché ces trois dernières années en jeunes au RBC Ciney, j'avais en charge l'équipe de ma fille. Elle ne m'a jamais vu jouer, à part sur quelques archives sur le site de Matélé. C'était l'occasion de partager cette passion ensemble. J'ai fait un petit pas de côté, mais je n'ai pas dit que je n'y retournerai pas. Aujourd'hui, Nora s'adonne à une autre passion, le kayak. Elle vit ça à fond au club d'Anseremme, parfois aux côtés de Léo Montulet et de toute l'équipe. Elle progresse, elle est comme ses parents, elle adore être dehors, par tous les temps.

Laurent Dosimont, Journaliste
laurent.dosimont@matele.be

 

Revoir Le Journal

CDJ

22H30