La joueuse mosane est une passionnée du ballon rond. Elle évolue en salle à l'Union Belge et au Futsal Mosan Dinant (qui fait partie du Better Futsal Mosan Dinant) et en prairie à la RUS Dinantaise.
Maureen Cordy est une figure bien connu du ballon rond dinantais. Elle joue au football en salle à Futsal Mosan Dinant, qui joue les premiers rôles en D1 à l'Union Belge. Ce club est en fait une branche du Better Futsal Mosan Dinant, qui évolue à la Ligue. En prairie, Maureen Cordy est déjà championne de P2 avec la RUS Dinantaise et vise le doublé coupe-championnat. Elle était l'invitée de Challenge ce lundi.
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Vous avez perdu 1-4 contre Anderlecht dimanche, comment s'est déroulée cette rencontre ?
Maureen Cordy : On a bien joué, mais face à une équipe très forte, qui s'entraîne. C'est un cran au-dessus de nous, footballistiquement, techniquement, physiquement. Anderlecht nous a clairement prises au sérieux, vu que nous figurons dans le peloton de tête du classement.
On a remarqué que ça tacklait sérieusement pendant le match…
Maureen Cordy : À l'Union Belge, c'est comme le foot sur terrain. Personnellement, ça me convient bien, j'aime y aller au physique.
Quel est le bilan de l'équipe dinantaise jusqu'ici ?
Maureen Cordy : C'est très positif. Nous avons atteint les play-off 1 après avoir terminé premières de notre groupe. Anvers est en tête de ces play-off avec un 18/18, nous sommes à trois points. Anderlecht est derrière nous. Nous allons à Anvers dimanche prochain pour le match au sommet. Nous les avions battues la saison dernière. Donc pourquoi pas… L'objectif est le podium, mais s'il y a moyen d'être championnes…
Décrivez-nous votre équipe, quelles sont les joueuses clés ?
Maureen Cordy : Nous pouvons compter sur Romane Woltèche, bien sûr, qui a joué en Super League sur terrain. Nous alignons aussi Jade Martin, notre gardienne Eléonore François. Sans oublier Eugénie Verstraelen, que j'ai fait venir, qui vient du Brabant Wallon et qui a joué en Super League également. Toutes les joueuses apportent leur pierre à l'édifice. Et notre coach José Willot est là pour faire appliquer la tactique.
Il y a deux ans, l'équipe se promenait à la Ligue, en provinciales…
Maureen Cordy : Oui, ce n'était pas cool, ni pour nous, ni pour les adversaires. On gagnait tout, très facilement. Cela fait deux qu'on a rejoint l'Union Belge. Le niveau est plus élevé, on va à Gand, à Bruxelles, c'est cool, cela demande de l'investissement, mais toutes les joueuses sont motivées.
"On vise le doublé coup-championnat en prairie"
On peut parler football en prairie aussi… Vous jouez à la RUS Dinantaise, avec pas mal de coéquipières du foot en salle, vous êtes championnes de P2 depuis le mois de... décembre, comment est-ce possible ?
Maureen Cordy : Il n'y a que huit équipes dans la série. On a gagné quelques matches par 20, 30 buts d'écart, on a parfois gagné par forfait. Ce n'est pas une belle saison pour nous, on ne s'amuse pas, au final. On vient de lancer l'équipe, on a donc débuté en P2. On avait demandé une dérogation pour commencer directement en P1, mais cela n'a pas été accepté. Nous devrions jouer la tête en P1 la saison prochaine également, avant d'arriver dans la division interprovinciale. Nous avons rivalisé en amical contre des équipes de cette division cette saison. Parallèlement à cela, il y a aussi la Coupe de la Province cette saison. Nous recevons Tamines en demi-finale vendredi, nous visons le doublé.
Quel est votre parcours foot ?
Maureen Cordy : J'ai commencé à Neffe avec les garçons, puis je suis passée par Onhaye, Beauraing, Anhée. Je suis alors partie à Anderlecht, au Standard, avant un retour dans la région, à Loyers, puis maintenant à la RUS Dinantaise.
Que vous a-t-il manqué pour jouer quelques matches en Super League ?
Maureen Cordy : J'étais très jeune. J'ai joué avec l'équipe B du Standard, en D1. On s'entraînait parfois avec l'équipe A. Je n'ai pas de regret de ne pas être restée plus longtemps à ce niveau, c'était mon choix.