En ce début d'année, nous avons choisi de revisiter des thématiques que nous avions traitées au cours des 24 derniers mois pour en dresser le bilan. Il sera aujourd'hui question de l'accueil des demandeurs d'asile dans nos communes, des éoliennes communales ou citoyennes, de la réforme des cultes, de celles des services de secours ou encore du TEC en zone rurale.
Quelles sont les avancées pour ces différents thèmes, quels sont les projets qui ont carrément fait marche arrière ?
Rochefort accueillera moins de demandeurs d'asile
Au 1er avril 2014, à Rochefort, sur les 40 places en ILA (Initiatives Locales d'Accueil), une petite dizaine passera à la trappe. Les ILA sont des logemenst individuels gérés par les CPAS et entièrement financés par le fédéral. Ils sont destinés à accueillir les demandeurs d'asile. Suite à la diminution drastique de demandeurs d'asile en Belgique, le fédéral restructure aujourd'hui le secteur. 30% des places seront fermées au 1er avril 2014.Fin 2011, suite à la crise de l'accueil des demandeurs d'asile en belgique, la déclaration de politique générale du gouvernement Di Rupo prévoyait une meilleure répartition des demandeurs d'asile dans toute les communes. Début 2012, ces dernières étaient donc incitées à réagir et à se préparer à recevoir ses demandeurs d'asile.
Houyet n'a pas investi 200.000 euros dans une éolienne comme prévu
Entre 25 et 40.000 euros annuellement, c'étaient les bénéfices annuels annoncés en 2012 par l'ASBL Vents d'Houyet à la commune d'Houyet qui prévoyait d'investir 200.000 euros dans une éolienne. Malgré ses chiffres alléchants, 2 ans plus tard, la commune n'a toujours pas fait le pas. Il est vrai que depuis quelques temps, les finances communales n'ont guère le vent en poupe.
Aujourd'hui, le cadre de référence éolien (pas encore voté) proposé par le ministre Henry prévoit que pour tout projet éolien, 50 % de l'investissement soit réservé au promoteur 25 % aux communes et 25 % aux citoyens ou au groupement de citoyen. Selon l'ASBL Vents d'houyet, les intercommunales plus riches que les communes pourraient prendre le relais.
Les fabriques d'églises bientôt reliftées?
Le dossier de réforme du temporel du culte insufflé par le Ministre des Pouvoirs locaux semble bien avancer. Ce projet vise à rationnaliser et à restructurer la gestion des cultes financés et reconnus par les pouvoirs publics. Les fabriques d'églises par exemple, seraint moins "autonomes" et devraient signer un contrat de gestion avec le pouvoir communale.
Selon le cabinet de Paul Furlan, le projet de décret est passé au conseil d'état qui l'a approuvé moyennent quelques petites modifictaions. Il doit maintenant passer devant le Conseil Supérieur des villes et des communes puis devant le gouvernement wallon. Ce sera ensuite au parlement de se prononcer, tout cela avant les élections. Au cabinet, on espère donc que cette réforme pourra entrer, au moins partiellement, en application dès cette année 2014.
4 millions d'euros pour Dinaphi au lieu de 8 millions
La zone de secours Dinaphi (qui regroupe 22 communes de la province de Namur) devra se contenter de 4 millions d'euros de financement annuel en provenance du fédéral contre les 8 prévus par la législation. La mauvaise nouvelle est tombée en décembre dernier. Ce financement s'inscrit dans le cadre de la réforme fédérale qui vise à réorganiser le territoire en 34 zones de secours afin d'optimiser le fonctionnement des secours en Belgique.
Les zones devront être effectives au plus tard le 1er janvier 2015. C'est déjà possible à partir du 1er avril de cette année pour les communes qui le souhaitent pour autant que la décision soit prise à majorité absolue au sein d'une même zone. Ca ne devrait pas être le cas au sein de la zone DINAPHI. Francois Bellot estime même que ce sera difficilement réalisable pour 2015 vu l'ampleur et la complexité de la tâche. A noter encore que le bourgmestre de Ciney a commandé une analyse juridique sur la possibilité pour sa commune de sortir de la zone. Jean-Marie Cheffert attend les conclusions avant d'entamer éventuellement une procédure juridique. Motif de cette démarche, le coût que représente cette réforme pour les communes. Aucun consensus n'a été dégagé au sein de la zone Dinaphi quant à la contribution finacière de chaque commune. On y appliquera donc l'arrêté royal qui devrait sortir avant les élections et qui devrait prévoir 2 possibilités soit un lissage soit une quote-part inférieure pour les communes protégées.
A partir du 1er avril prochain, la zone Dinaphi disposera d' un seul et nouveau dispatching où seront réceptionné tous les appels de la zone. Il sera installé à Dinant dans la caserne des pompiers et sera actif 24h/24, 7 jours sur 7. Cette situation devrait être provisoire. Un accord de principe au sein de la zone Dinaphi a été trouvé. A terme, le dispatching sera installé à Baillonville, si les moyens nécessaires financiers suivent, précise François Bellot.
Le Flexitec, un genre de taxi social à la place des bus en zone rurale
Huit mois après la suppression de bus dans plusieurs de nos communes rurales et en province de Luxembourg, le TEC a proposé une alternative pour les usagers. C'est le Flexitec, un genre de taxi social que n'importe quel citoyen pourra utiliser jusqu'à 8 fois par mois maximum. Les communes auront à leur charge le véhicule et le chauffeur, le TEC interviendra lui à raison de 0,53 euros par km parcouru. L'usager règlera son déplacement au tarif habituel. Voilà une annonce qui a fait grincer des dents le groupement national des entreprises de taxi qui réclame l'ouverture du marché Flexitec aux services de taxis et de taxis collectifs. Il exige aussi une concertation avec les responsables du gouvernement wallon et du TEC. Le Tec va lancer un appel à projet à 82 communes de la province de Namur et de Luxembourg. La phase test durera 2 ans. Mais pour qu'elle se concrétise, il faut encore que les communes acceptent de monter dans le train et surtout de mettre la main aux portefeuilles.
Une émission préparée et présentée par Anne Pirson