La dixième édition de la First Lego League a rassemblé 36 équipes au Ciney Expo. Ces jeunes, âgés de 9 à 15 ans, se sont affrontés avec leur propre robot.
Dans la grande salle du Ciney Expo, le décompte se lance et la concentration s'installe. Autour d'une grande table de jeu, les participants n'ont qu'un seul objectif : réussir un maximum d'épreuves dans un temps imparti, avec un robot entièrement construit par leurs propres mains.
Première participation pour l'école de Hamois
Parmi les équipes, il y a les “InformHamoisticiens”. Ce sont les élèves de l'école communale de Hamois et c'est une grand première pour eux.
On a d'abord regardé les missions. On a réfléchi à des pinces et à d'autres éléments à mettre sur le robot. On s'est entraîné à l'école, on a réussi et on l'a pris pour venir ici au concours.
Un projet qui représente des heures de réflexion, d'essais-erreurs et d'ajustements. Un travail minutieux, où chaque détail peut faire la différence le jour de la compétition. Un projet mené sur le long terme, supervisé par leur coach et instituteur, Firmin Focan.
On travaille dessus depuis le mois de septembre, à raison de une à deux heures par semaine après l'école.
Défendre son projet devant un jury
La compétition ne se limite pas aux performances du robot sur la table de jeu. Chaque équipe doit aussi présenter et défendre son projet devant un jury. Il évalue la conception technique, mais aussi la réflexion menée autour du thème imposé : l'histoire et l'archéologie. Les critères sont bien précis, comme l'explique Laurent Sevrain, un membre du jury.
On juge tout le processus mis en place par les équipes, leurs recherches ou encore la manière dont elles ont communiqué sur le projet. Le travail en équipe est aussi évalué.
Un outil pédagogique
Au-delà du concours, la First Lego League s'inscrit comme un véritable outil pédagogique. Boris Roland, responsable communication chez Technobel, détaille :
Pour l'enseignant, c'est un projet pluridisciplinaire en abordant plusieurs thématiques. Pour les jeunes, c'est susciter la créativité, la curiosité, développer l'esprit critique. Cela permet d'amener la robotique et la programmation au cœur des activités scolaires ou extrascolaires.
Une expérience qui dépasse le concours, avec cette fierté de mener un projet dans son entièreté. Et peut-être, pour certains, le début d'une future vocation.