Françoise Belfroid (Ronveaux), manager namuroise de l'année
publié le:22/01/2015 17:49:19 - mis à jour: 22/01/2015 18:01:39
Françoise Belfroid, la patronne du groupe Ronveaux, a été désignée "manager namuroise" de l'année. Une distinction remise par le magazine Confluent. L'occasion de rencontrer cette cheffe d'entreprise à la tête de plusieurs centaines de personnes.
Elle incarne la troisième génération à la tête de l'entreprise créée par son grand-père, Eugène Ronveaux, en 1923. Et, chose remarquable, elle succède au top du groupe cinacien à sa propre mère, Marie-Anne Ronveaux. Et elle s'étonne qu'on puisse s'en étonner : une femme cheffe d'entreprise aujourd'hui, ça va de soi. Peut-être y a-t-il cependant une "manière" d'être ou d'agir plus particulière aux femmes, admet-elle. Mais c'est tout.
Françoise Belfroid a toujours su qu'elle voulait intégrer l'entreprise. Mais elle a pris le temps de se constituer un CV en béton. Diplôme de management d'une école de commerce californienne en poche, elle commence sa carrière loin de Ciney. Elle n'entre chez Ronveaux qu'en 1990. Mais pas question de marcher sur les pieds de sa mère. Elle doit faire ses preuves. Ce sera dans le domaine de la "qualité totale"... Sa mère l'observe aussi, car dès le départ, la capacité de Françoise à prendre la direction des affaires est l'horizon qu'elles se sont fixé.
Une entreprise résolument familiale
Résultat, Françoise Belfroid connait par coeur chaque département de l'entreprise. Elle y guide ses visteurs avec assurance, elle connait les hommes. La marque d'une entreprise qui veut demeurer familiale alors que le groupe emploie désormais plus de 500 personnes dans les trois grands métiers : construction, rénovation et électricité. Un groupe intégré aussi : tout ce qui peut être fait dans la maison l'est effectivement.
La vie de l'entreprise n'est cependant pas toujours facile. La crise ne l'a pas épargnée. "En 2009, on a vraiment avalé le bouillon", avoue-t-elle. C'est d'autant plus douloureux qu'entre 2003 et 2008, le groupe a doublé de taille. Une option stratégique prise pour éviter les appétits de groupes plus importants. Mais cela rend le navire plus difficile à piloter. Il a fallu s'accrocher pour revenir sans trop de casse à la situation d'avant crise.
Françoise Belfroid se dit fière de ce résultat. Et aujourd'hui les défis ne manquent pas : la manager namuroise de l'année ne se reposera certainement pas sur ses lauriers.