Elections

Gedinne: Massinon rempile, l'opposition se tâte

publié le:23/10/2017 10:43:00 - mis à jour: 19/01/2018 13:15:05

C’est peut-être l’information principale à Gedinne : il y aura une liste Gedinne2018 (sur le modèle de Gedinne2012), et Vincent Massinon en sera le leader donc tout naturellement le candidat-bourgmestre.

En soi, l'annonce de la reconduction d'une liste avec Vincent Massinon à sa tête est une information car quelques rumeurs commençaient à courir : on disait Vincent Massinon un peu lassé, fatigué aussi d'être au four et au moulin et cible des attaques de l'opposition incarnée par l'Equipe… Il n'en est rien : le maïeur confirme que ses co-listiers et lui vont repartir sur la même ossature qu'en 2012, avec peut-être quelques nouvelles recrues. Et « avec l'objectif clair de continuer, pérenniser et améliorer tout ce que nous avons fait auparavant ».

Exit donc l'hypothèse d'une liste alternative aux deux blocs en présence (le nom de Julien Grandjean, président du Conseil et affilié cdH, avait été évoqué pour mener une liste concurrente). A côté de l'Equipe, encore en pleine réflexion, seul Ecolo viendra donc tenter de titiller la majorité absolue de Vincent Massinon. Les verts n'étaient pas passés loin du 1er siège en 2012, ils espèrent en décrocher au moins un cette fois-ci et, peut-être, se rendre incontournables pour forger une majorité. Le duo de tête (un homme/une femme ou une femme/un homme) n'est pas encore connu mais Quentin Jacques est clairement candidat tête de liste.

Vincent Massinon risque d'ailleurs d'être plus qu'attentif à cette donnée. Sa majorité s'est en effet retrouvée récemment en difficulté. En cause, un jeu de billard à trois bandes qui avait permis à l'opposition de faire passer deux décisions avec l'aide de la présidente du CPAS, Sylvianne Simon, clairement en désaccord avec la majorité depuis quelques mois. Il a donc éprouvé toute la difficulté d'une majorité étriquée. En toute logique, il devrait tout faire pour éviter de se retrouver encore dans ce genre de situation.

Zen attitude

L'affaire était assez révélatrice… Alors que certains s'étaient vite retrouvés sur le terrain de l'invective, le bourgmestre s'était montré très calme pendant cet épisode un peu rocambolesque. Lui pourtant prompt à monter dans les tours était resté étrangement zen. D'aucuns y ont aperçu une forme de détachement, alimentant la rumeur d'un possible retrait de la vie politique. Mais sans doute ce calme apparent cachait-il autre chose : une forme d'accomplissement, à la fois au plan personnel et au plan « collectif ». Car beaucoup de monde le reconnaît, à défaut d'une politique visionnaire, la gestion locale se fonde sur une bonne dose de pragmatisme. « On fait de la gestion communale, pas de la politique politicienne », résume d'ailleurs Vincent Massinon.

Les autres

Pour ce qui concerne l'Equipe, rien n'est encore très clair. Noël Suray et Véronique Léonard ont dû jouer les chefs de file de remplacement après le retrait de Xavier Michaux, tête de liste en 2012. Si Véronique Léonard semble à l'aise dans le rôle du moustique qui pique à qui mieux-mieux, c'est moins le cas de Noël Suray. Lui semble avoir endossé le rôle un peu à contre-cœur… Sera-t-il encore candidat ? Il se tâte encore. « Dans les conditions actuelles, ça va être difficile » explique-t-il, tandis que sa colistière se montre un peu plus prolixe : « On veut voir venir… En tout cas on va faire une liste plus sociale et plus proche des citoyens ». Mais avec qui s'allier pour intégrer une majorité ? Véronique Léonard semble attendre des développements… qui ne viendront peut-être pas.

Le cas Simon

Stéphanie Gendarme, élue sur la liste de l'Equipe mais qui avait rejoint la majorité au lendemain du scrutin, se tâte encore avant de décider si elle rempilera ou non… sur la liste du bourgmestre.

Et puis il y a le « cas Simon ». La présidente du CPAS n'a pas mâché ses mots au cours des derniers mois, vilipendant quasi-systématiquement les décisions de la majorité à laquelle elle est pourtant sensée appartenir. Au collège, elle joue la politique de la chaise vide. Mais elle a déjà annoncé qu'elle ne serait plus candidate. Une épine hors du pied de Vincent Massinon. Et -tiens ?- voilà que récemment Magali Bihain a pris le relais de Chantal Bay au conseil communal… Magali Bihain avait déjà été conseillère communale sous la précédente législature. Elle revient au conseil à quelques encablures du scrutin de 2018 et elle garde son mandat de conseillère CPAS. Une possible rampe de lancement pour une fonction exécutive ?

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CDJ

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