Gedinne: V. Massinon entend bien faire face au "blackout"

publié le:04/09/2014 13:14:40 - mis à jour: 04/09/2014 14:00:24

Pas content, le bourgmestre de Gedinne... En cause, le manque d'informations en provenance des autorités supérieures pour permettre aux communes de faire face aux éventuels "délestage" électriques. Mais dans le même temps, il relativise : les Gedinnois devraient pouvoir faire face.

Les communes rurales qui n'ont pas de grands besoins en électricité sont en première ligne pour faire face au risque de blackout électrique. Si toutes les mesures en amont ne permettent pas d'éviter des coupures temporaires du courant -pour soulager le réseau global- ce sont elles qui devront se passer d'électricité pendant quelques heures en soirée. Une cartographie en six zones a été établie et chacune de ces zones sera "éteinte" à tour de rôle. 

Manque de chance, le territoire de Gedinne est précisément situé en zone 1 et 2. La commune de l'Ardenne namuroise sera donc l'une des premières à expérimenter l'extinction des feux en cas de saturation du réseau.

Pour le bourgmestre de Gedinne, Vincent Massinon, le principal problème est le manque d'informations dans lequel il estime avoir été tenu. Pas facile, dans ces conditions, de préparer les mesures adéquates et de transmettre à ses administrés les bonnes informations.

Mais le bourgmestre ne s'inquiète cependant pas trop : la plupart des infrastructures pourront "tenir le choc". Ainsi, l'inertie des réseaux de chauffage permettra sans trop de mal de passer le cap des quelques heures sans alimentation électrique. De même, crèche et écoles seront déjà fermées. Là où ce sera nécessaire, Vincent Massinon pense qu'il sera possible de disposer des groupes électrogènes de secours afin que les services comme les pompiers demeurent opérationnels.

Reste que toutes ces mesures auront un coût, non négligeable. Vincent Massinon s'attend à ce que les Gedinnois l'interpellent à ce propos. Qui prendra ces coûts en charge, et selon quelles modalités? A ce niveau, cela reste encore la bouteille à encre.

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CDJ

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