Petite enfance

Hamois inaugure son 5e espace de co-accueil : la commune en redemande !

publié le:24/09/2025 15:48:00 - mis à jour: 26/09/2025 14:02:38

Depuis début septembre, deux puéricultrices accueillent une dizaine de bébés à Mohiville. La commune d'Hamois espère encore développer ce type de structure adaptée à la vie rurale.

Ce n'est ni tout à fait une crèche, ni vraiment de l'accueil à domicile, c'est un entre-deux. Le co-accueil séduit de plus en plus à Hamois : le cinquième de la commune vient d'être inauguré à Mohiville. Laure Grassere et Cassandra Dieudonnée sont devenues co-accueillantes au « Doux Bocq'Age ». Ce type de structure présente plusieurs avantages : un environnement familial, proche des parents, et des conditions de travail plus stables pour les puéricultrices.

Nous sommes les deux seules à travailler ici. Les enfants ont donc des repères fixes avec toujours les mêmes accueillantes. Nous pouvons accueillir jusqu'à dix enfants par jour. Pour nous aussi, il y a l'avantage d'un salaire fixe. Le co-accueil permet d'avoir les bons côtés de la crèche et de l'accueil à domicile.

Valérie Warzée-Caverenne, bourgmestre de Hamois, insiste sur l'intérêt de ces structures pour sa commune :

C'est un milieu d'accueil tout à fait adapté à nos zones rurales. En termes de qualité et de proximité, on reste dans un cadre familial en lien avec nos petites écoles de village et nos milieux ruraux.

L'école communale de Mohiville a aussi soutenu le projet en libérant un espace pour accueillir le co-accueil. Des échanges réguliers sont prévus entre les deux structures. François Laborne, son directeur, voit dans cette collaboration un vrai plus.

Notre souhait, c'est que les enfants du co-accueil puissent ensuite continuer dans notre école. Ils connaissent déjà les lieux et les enseignants qu'ils côtoient au quotidien : c'est vraiment important pour assurer la continuité.

Le statut des co-accueils reste incertain

Le co-accueil de Mohiville suscite beaucoup d'engouement. Pourtant, son avenir n'est pas garanti sous sa forme actuelle. Il a pu voir le jour uniquement grâce à la fermeture du co-accueil de Gesves, qui n'était plus aux normes et a donc été transféré ici.

Une réforme wallonne votée en 2019 interdit la création de nouveaux co-accueils. Des discussions sont en cours pour transformer ces structures en crèches ou imaginer d'autres modèles. Fabienne Fauveaux, directrice de l'ASBL des Arsouilles, qui gère treize co-accueils, plaide pour leur maintien et un meilleur soutien financier :

Ce modèle a été conçu pour sauver les co-accueils conventionnés, mais il a besoin d'améliorations. Si on pouvait le faire évoluer et en créer de nouveaux, je pense que beaucoup de familles seraient satisfaites.

Même si leur avenir reste incertain, les co-accueils rencontrent un véritable succès. Celui de Mohiville est déjà complet jusqu'en mai 2027.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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