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Hamois se souvient des "évacués français" de 1917

publié le:12/05/2017 16:00:00 - mis à jour: 14/05/2017 17:04:49

En 1917, des milliers de réfugiés français, évacués des lignes de front par les Allemands, ont été accueillis dans des communes belges. Hamois s'en souvient, via une exposition et une cérémonie officielle.

Tout au long du centenaire de la grande guerre, la Maison de la Mémoire de Hamois présente les différentes facettes du conflit, tant au niveau militaire qu'au plan de la société et de ses bouleversements. L'année 1917 est actuellement mise en exergue.

En 1917 la guerre fait rage encore. Les offensives meurtrières se succèdent sur le front, sans que les positions ne bougent vraiment. Pourtant, c'est une année charnière. Les chars commencent à faire leur apparition, et l'aviation surtout, se développe. L'exposition de la Maison de la Mémoire de Hamois présente ces différentes évolutions et leurs conséquences. Avec des pièces uniques, comme la collection d'objets réalisés, dans les tranchées ou à l'arrière, par les sodats désoeuvrés. ils travaillent ce qui leur tombe sous la main: du cuivre, de la ferraille ou encore du bois. Cet artisanat de tranchée, c'est une manière de tromper l'ennui ; c'est aussi une sorte de formation pour tous ces jeunes qui devront un jour réintégrer la vie civile.

L'accueil des évacués français

Mais l'exposition revient aussi sur un évènement singulier du printemps 1917 : L'état-major allemand décide l'évacuation forcée de 143.000 personnes vers la Belgique, principalement vers les provinces de Hainaut (32.000), Namur (41.000), Luxembourg (10.000), liège (35.000) et la région Bruxelloise (25.000). Près de 3.000 personnes arrivent dans les villages de l'entité hamoisienne après une évacuation sans ménagement. Ils sont transportés en wagons à bestiaux, plus que sommairement aménagés, où se mêlent le désarroi, la peur, l'affolement et les cris. Plusieurs personnes âgées en meurent. Bien que subissant aussi les affres de l'occupation, la population locale accueille relativement bien les évacués, même si le choc culturel de la rencontre avec des populations issues des corons miniers du Pas-de-Calais a été important.

Les documents son rares. Mais les concepteurs de l'exposition sont parvenus à mettre la main sur des souvenirs poignants de cette période. Un de ces moments de l'histoire où la solidarité est mise à rude épreuve et où l'humanité se révèle à travers les épreuves.

La plupart des évacués repartiront une fois le conflit terminé, souvent pour retrouver leurs villages ou leurs villes en ruines, comme à Lens et dans les environs.

Une plaque commémorative a été inaugurée le vendredi 12 mai devant l'église de Natoye.

L'exposition de la Maison de la Mémoire est à voir à l'Office du tourisme de Hamois, jusqu'au 5 juin.

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