Intempéries

Il y a cinq ans, l'eau engloutissait tout : retour sur des inondations jamais vues dans la région

publié le:14/07/2026 10:00:00 - mis à jour: 15/07/2026 11:49:41

Du 14 au 16 juin 2021, les intempéries se sont abattues sur Rochefort, Houyet et Dinant. Rues inondées, maisons détruites ou englouties, habitants coincés aux étages : retour sur ces jours sombres.

Juillet 2021, c'est le choc. Rochefort, Jemelle, Han sur Lesse, Eprave, Lessive, Houyet, Leffe... les rues sont complètement sous eaux, les habitations englouties ou détruites.

Les images de l'époque restent incroyablement marquantes, cinq ans après : des niveaux jamais atteints, des rivières sorties de leurs lits, des citoyens en détresse, coincés chez eux, à l'étage.

Mercredi 14 juillet, les niveaux inquiétent

Le mercredi 14 déjà, les niveaux de pluie inquiètent. Des camps scouts sont évacués à Rochefort et Beauraing. Les services de secours sont sous tension.

Dans la nuit et le 15 au matin, la situation deviendra incontrôlable.

L'armée, les zones de secours belges et françaises voisines viennent prêter main forte à la zone de secours Dinaphi. Mais il faut se rendre à l'évidence, tout le monde ne pourra pas être évacué, il faut prioriser.

Dans la commune de Houyet, le débit de la Lesse monte à 10 fois l'équivalent de celui de la Meuse en temps normal. Les niveaux de crues sont hallucinants.

A Dinant, une vague déferle depuis les hauteurs vers la vallée, de véritables torrents de boue qui laissent les habitants sidérés dans la Rue Saint-Jacques et la Rue Pont d'Amour, jusqu'à la Croisette en contrebas. La Leffe sort de son lit et inonde tout un quartier. C'est déjà la troisième fois en quelques semaines que les intempéries s'abattent sur Dinant. Et il y en aura d'autres.

Pas de décès dans l'arrondissement

Le bilan humain, dans l'arrondissement, sera par chance de zéro décès. Les dégâts matériels seront par contre immenses : avec l'eau qui baisse, on commence à constater leur ampleur chez les privés comme sur les voiries. Les ponts de Villers sur Lesse par exemple, emportés par les flots, couperont le village de certains accès pendant quatre ans.

Avec la décrue, la solidarité s'organise : habitants, services de secours, administrations, Croix-Rouge... Enfin, les derniers sinistrés pourront être évacués. Certains seront logés en famille. D'autres seront hébergés dans des lieux mobilisés pour l'occasion, comme le Domaine des Masures à Rochefort.

Dans les jours qui suivent, tout le monde est groggy. Certains vivent toujours aujourd'hui les conséquences de la catastrophe : qu'elles soient financières, administratives ou psychologiques.

Nicolas Lembrée, Journaliste
nicolas.lembree@matele.be

 

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