Interview

Inasep: "La dimension humaine doit reprendre sa place"

publié le:02/10/2020 10:50:00 - mis à jour: 02/10/2020 17:58:04

Coup de massue pour l'Inasep: la province coupe sa dotation de 500.000€ en 2021. La volonté de la direction est claire: préserver l'emploi car 260 personnes y travaillent.

L'Inasep doit boucler son budget 2021 avec 500.000€ de dotation de moins de la part de la Province. Didier Hellin, vous êtes Directeur Général de l'Inasep; comment trouve-t-on une telle somme en quelques mois?

C'est la quadrature du cercle. Je ne sais pas vous répondre aujourd'hui. On va regarder aux départs naturels du personnel parce que j'ai un souhait et je pense qu'il est partagé par l'ensemble du management en ce compris les instances (politiques), c'est de préserver l'emploi. Ce sont des familles, ce sont des personnes qui se sont engagées dans une mission de service public, ce sont des projets de vie. Et donc la dimension humaine doit reprendre toute sa place, elle n'a pas été présente dans ce qui s'est passé. On va regarder comment adapter la structure progressivement, comment amortir le choc au travers de réserves comptables, on va regarder tous les postes, améliorer les recettes, améliorer le rendement de notre bureau d'études, c'était un objectif de l'audit stratégique même s'ils sont déjà très fortement chargés en terme de travail aujourd'hui. Il restera sans doute un déficit lié à cette réduction du financement et va regarder comment l'absorber dans les années futures.

Vous comprenez cette décision de la Province?

Bien entendu, il y a tout ce débat sur le refinancement des zones de secours, bien entendu c'est un impact important pour la Province, donc on peut comprendre qu'ils doivent trouver des ressources. Mais la méthode a été très malheureuse, on n'a été nullement informé, nullement concerté, on a appris la nouvelle comme tout le monde. Dans toute la communication en interne, dans la mobilisation de notre personnel, c'est une difficulté particulière. Ce financement était prévu statutairement parce que nous rendons des services aux communes, nous travaillons sur beaucoup de petits projets qui ne sont pas bénéficiaires, à la différence des bureaux d'étude privés qui choisissent les projets en fonction de leur rentabilité. Ce financement était essentiel pour ce service rendu aux petites communes rurales voire les moyennes communes rurales qui n'ont pas les moyens d'avoir des architectes, des ingénieurs, et nous leur offrons cette facilité, cet accompagnement des marchés publics essentiels pour les communes. Et donc c'est la rapidité de cette décision qui est très compliquée à gérer pour nous. Le fait de ne pas avoir été concertés nous oblige à trouver les solutions pour maintenir nos métiers.

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