Insolite: gros bateaux dinantais en seconde main sur le web

publié le:05/01/2016 14:05:47 - mis à jour: 07/01/2016 22:51:19

A vendre sur des sites grand public

Deux à 150.000€, l'autre à 100.000€. Ces trois bateaux sont en vente sur des sites de seconde main et de petites annonces. Et ça marche! Le propriétaire, la société Dinant Evasion a déjà plusieurs contacts.

"Bateau de croisière... correctement entretenu et mis aux normes... 150.000 €": voici l'annonce qu'on peut lire depuis le 30 décembre sur le site Kapaza. Ce bateau, c'est le 'Mouche', le seul encore en état de naviguer. Les deux autres, le 'Touriste I' et le 'Touriste IV', sont destinés à revenir sur terre.

Ils étaient déjà tous trois mis en vente sur le site 2emeMain depuis mi-novembre par le propriétaire, la société Dinant Evasion (Compagnie des Bateaux).

"On a d'abord été sur des sites spécialisés, explique Olivier Pitance, le patron de Dinant Evasion, mais Kapaza (site d'annonce grand public, NDLR) marche beaucoup mieux.  Depuis la publication on a déjà eu une dizaine de contacts et on fait visiter. Ils viennent de Hollande, de Liège, de Bruxelles..."

Les bateaux étaient déjà en vente depuis les grandes vacances, quelques amateurs s'étaient présentés, mais rien de vraiment concret. Nous vous avions déjà parlé des deux plus anciens sur Matélé: le Touriste I (1886) et le Touriste IV (1907), qui ne naviguent plus depuis 2009. Ce sont de véritables joyaux du patrimoine fluvial dinantais.

Voir notre reportage de juillet >> ici

"Pour ceux-là, le but est de les vendre à quelqu'un qui en fera des bateaux-logements, restaurants ou autre." 

A l'époque, en juillet, la Ville de Dinant semblait intéressée pour installer l'un des bateaux, voire les deux, sur l'Ile Saint-Jean à Anseremme.

"Et combiner le projet, disait l'échevin Christophe Tumerelle, avec un autre, plus sportif: le rassemblement des clubs de kayak d'Anseremme et d'aviron de Dinant. Les bateaux pourraient servir de Club House et de vestiaires. Il faut introduire un dossier patrimoine auprès de la Région Wallonne, pour la rénovation et pour l'acquisition."

Depuis lors en tous cas, la Région n'a rien donné.

"Pour l'instant, c'est un non catégorique, nous explique Christophe Tumerelle, contacté ce mardi. Et s'il faut le faire, c'est donc sur fonds propres. Or, c'est surtout la rénovation qui risque de coûter. Alors il faut reprendre le dossier et tenter de voir directement avec le ou les ministres en charge (Maxime Prévot pour le Patrimoine, René Collin pour le Tourisme)."

Mais il faut faire vite... car sur Internet, les acquéreurs privés commencent à se manifester.

Nicolas Lembrée, Journaliste
nicolas.lembree@matele.be

 

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