Elections communales
Jean-Marie Cheffert: "Partout les bourgmestres se font dégommer"
publié le:15/10/2018 13:00:00 - mis à jour: 15/10/2018 18:42:44
Le bourgmestre sortant de Ciney Jean-Marie Cheffert livre une autocritique de sa campagne électorale: pas assez sur le terrain, pas assez au contact des gens.
- "Partout on voit des bourgmestres se faire dégommer, les gens ont besoin de changement. Il y a eu une campagne fort américaine. Avec Frédérick Bottin, on aurait peut-être dû aller plus sur le terrain plutôt que travailler mais je ne le regrette pas, on a un mandat, c'est pour faire avancer des dossiers. Et je serai à mon bureau tous les jours dès 7h du matin jusqu'au 3 décembre.
- La politique est devenue une affaire de communication. La communication chez nous n'a pas été bonne, nous ne sommes pas des communicateurs, nous sommes des hommes de dossiers. Sur la liste ICI, il y a des professionnels de la communication. Ils ont fait tout ce qui était possible de faire sur le terrain. Ils ont été efficaces.
- Je n'ai jamais eu un contact aussi facile que Frédéric Deville, et puis j'ai un visage fermé. Si je me force à sourire, cela ne fait pas naturel. Mais ce n'est pas parce qu'on a un visage fermé qu'on tire la tête. Frédérick Bottin aussi a un visage fermé, mais si vous prenez un Frédéric Deville, il a un visage ouvert et donne l'impression d'être plus proche.
- Nous ne ferons pas de l'opposition bête et méchante. Frédérick Bottin sera aux commandes mais je peux vous dire que nous n'avons pas un esprit revanchard. Mais on sera là de manière critique. Je ne sais pas à l'heure actuelle si je resterai conseiller communal, il y aura peut-être une transition.
- J'estime toujours que dans le paysage politique cinacien, toutes listes confondues, Frédérick Bottin était le mieux armé pour être bourgmestre de Ciney.
- Quand je suis arrivé en 2012, il n'y avait plus rien sur ce bureau, pas un bic, pas un dossier, rien. La politique de la terre brûlée. Et j'ai dit à Frédéric Deville: si tu arrives comme bourgmestre, les dossiers seront là et je te les expliquerai. Et nous serons à la disposition des échevins pour leur expliquer les dossiers s'ils le souhaitent, pour assurer la continuité.
- C'est faux de dire que Frédéric Deville et moi ne nous supportions plus. Il est à côté de moi au Collège, on se charriait, on rigolait, on se parlait! On a médiatisé les choses, on a très fortement grossi. C'était son intérêt aussi de laisser penser qu'on ne se supportait plus."