Culture

L’ancien Match de Dinant transformé en lieu de street art le temps d’un festival

publié le:24/09/2026 17:21:00 - mis à jour: 26/09/2026 00:30:37

En attendant un projet de réaménagement plus vaste, l'ancien Match se transforme en véritable terrain de jeu pour le street-art. Fresques, tags et créations colorées recouvrent peu à peu les murs.

À première vue, le bâtiment qui abritait le magasin Match à Dinant semble toujours à l'abandon. Mais à l'intérieur, les murs et les plafonds prennent peu à peu des couleurs. Depuis une semaine, une vingtaine d'artistes ont investi les lieux, dont Lucie. Pour elle, c'est un véritable terrain de jeu.

Le contexte est assez particulier. Tout est abandonné ici, il y a même des pigeons qui nous tiennent compagnie. Malgré tout, le lieu a une véritable âme et quelque chose d'inspirant.

Le lieu est à l'abandon depuis six ans. Le supermarché a disparu, mais les murs sont restés. Aujourd'hui, ils servent de toile géante aux artistes.

À l'origine du projet, on trouve le Centre culturel de Dinant, associé au collectif d'artistes Drash. Ensemble, ils ont convaincu l'ASBL Logement et Insertion, responsable du bâtiment, de leur prêter les lieux. Cet espace doit, dans quelques années, laisser place à un pôle économique et social, explique Nicolas Canta, coordinateur du festival VRAC pour le Centre culturel de Dinant.

En attendant, on s'est dit que ce serait intéressant de recouvrir le bâtiment de peinture et de le rendre vivant, en permettant au public de se réapproprier les lieux. L'objectif était aussi de mettre en lumière le travail de nombreux artistes.

Dénoncer la surconsommation… dans un ancien magasin

Pour ces artistes, pouvoir s'exprimer dans un bâtiment de 1.000 mètres carrés constitue une véritable opportunité. Douze d'entre eux viennent de l'étranger. Ben Trakt, lui, a fait le déplacement depuis Bordeaux.

On a l'habitude d'investir des zones en transition, qui sont vides et offrent de grands espaces pour s'exprimer. Mais le fait qu'il s'agisse ici d'un ancien supermarché est particulièrement intéressant, parce qu'on essaie aussi de faire réfléchir à notre société de consommation.

La thématique de toutes ces œuvres porte en effet sur notre société de surconsommation. Réaliser ce festival dans cet ancien supermarché avait donc du sens, explique Nicolas Canta.

S'emparer de lieux abandonnés, qui ont vécu et qui sont parfois devenus laids, permet de leur donner une seconde vie. Ce bâtiment était en ruine et n'avait plus rien à voir avec le Match que les Dinantais avaient connu. Aujourd'hui, on découvre une œuvre d'art géante. Cela permet aussi d'aborder l'art de manière plus décontractée et plus accessible.

Ces œuvres, et beaucoup d'autres encore en préparation, seront à découvrir gratuitement les 26 et 27 septembre, à l'occasion du festival de street-art VRAC. Après le festival, elles resteront visibles sur demande, notamment pour les écoles ou les associations, et ce jusqu'au début des travaux de réaménagement du bâtiment.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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