Enseignement

L'école primaire de Natoye prête à accueillir des écoliers ukrainiens

publié le:10/03/2022 17:32:00 - mis à jour: 11/03/2022 16:37:39

Dans les écoles de notre arrondissement, pas ou encore très peu d’élèves ukrainiens qui ont fui la guerre. A l'école communale de Natoye, la classe "DASPA" est adaptée pour pouvoir les accueillir.

Pour accueillir au mieux des écoliers venus trouver refuge chez nous, il existe des classes spécifiques, que l'on appelle des classes "DASPA" pour "Dispositif d'Accueil et de Scolarisation des élèves Primo-Arrivants et Assimilés". Ces classes passerelles proposent un enseignement adapté pour ces enfants dont le français n'est pas la langue maternelle. L'école leur permet alors d'apprendre, comme les autres, la langue de Molière, les maths ou encore l'éveil, mais à un rythme adapté. A Natoye, Catherine Leboutte fut institutrice pendant une quinzaine d'années de cette classe singulière:

La base de l'apprentissage dans cette classe est de donner les clés pour comprendre et parler le français, le tout dans un esprit de bienveillance et d'intégration positive. La priorité reste l'aspect humain de notre métier. Ces enfants arrivent parfois avec des vécus très lourds. Il faut les accueillir avec son coeur et son humanité.

A Natoye, il n'y a pas encore d'enfants ukrainiens qui ont rejoint les bancs de l'école communale. Mais l'établissement se dit, bien entendu, prêt à les accueillir, comme l'indique Xavier Gerard, l'instituteur attitré de cette classe "DASPA":

Nous avons entendu que des familles ukrainiennes ont trouvé refuge à Ciney. On s'attend à accueillir prochainement certains de ces enfants. De notre côté, le boulot d'enseignement reste le même. Nous sommes bien entendu prêts et ouverts à les accueillir.

Dans l'accueil de ces enfants, les instituteurs jouent un rôle clé pour l'adaptation à leur nouvel environnement, car l'école devient très vite un point de repère, un point d'attache pour ces enfants. Dans la classe "DASPA" de l'école communale de Natoye, certains écoliers devraient poursuivre une scolarité tout à fait classique chez nous. D'autres, cependant, seront, peut-être un jour, contraints de quitter l'école de Natoye pour partir vers d'autres horizons.

Benjamin Mars, Journaliste
benjamin.mars@matele.be

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