Emploi
La centrale nucléaire de Chooz (France) recrute aussi chez nous
publié le:01/03/2023 16:52:00 - mis à jour: 03/03/2023 17:35:29
Belga Image
La centrale nucléaire française de Chooz, à deux pas de la frontière, recrute. D'agents de maintenance à ingénieurs en passant par électro-mécaniciens, les profils recherchés sont variés.
La centrale nucléaire de Chooz peut-être considérée comme l'une des plus grosses pourvoyeuses d'emploi dans le secteur de l'industrie dans la région des Ardennes françaises. Au quotidien, plus de mille personnes travaillent sur un site situé à deux pas de la Belgique. Le producteur français d'électricité tente d'ailleurs de recruter dans notre pays via l'organisation, entre autres, d'un forum dédié aux métiers du nucléaire. Solène Gourion, directrice de la centrale, se réjouit du succès de l'évènement :
Les salariés de la centrale de Chooz sont représentés à ce salon, tout comme des entreprises qui travaillent avec nous régulièrement. Ce sont nos partenaires industriels. Ils proposent leurs propres offres d'emploi en même temps. Ensemble, cela correspond à 250 offres.
250 offres d'emploi aux profils très variés, de la maintenance à l'ingénierie, ajoute la directrice :
Les métiers recherchés sont plutôt techniques. Je pense à ceux de chaudronnier, mécanicien, robinetier ou encore chimiste.
Réorientation et changement de carrière
Alain Detaille, du FOREM de Namur, abonde dans ce sens :
Ce sont les mêmes profils en pénurie ou difficiles à trouver, qu'on soit en France ou en Belgique. Mais parfois, les personnes du Sud de la Province ont plus facile de venir travailler à Chooz plutôt qu'à Tihange.
Parmi les demandeurs d'emploi présents, quelques Belges pointent le bout du nez, mais ce sont surtout et principalement des Français que l'on retrouve devant les stands. Tous sont à la recherche d'une opportunité dans le secteur du nucléaire, à l'image d'Antoine, un expert en mécanique de 34 ans, qui veut se réorienter.
C'est un secteur qui ne connaît pas la crise. Dans une région comme la nôtre qui n'est pas forcément un grand bassin d'emploi, c'est donc une solution viable pour une carrière.
Redevenue prioritaire en France suite à la crise énergétique, la filière du nucléaire compte recruter en masse à l'avenir. De 10.000 à 15.000 personnes par an jusqu'en 2030 pour rénover le parc existant et concrétiser les projets de nouveaux réacteurs.