La police fédérale a organisé avec la police locale Condroz-Famenne une journée de rencontres avec de potentielles recrues. Les candidats ont pu s’essayer au test physique passé lors du vrai examen.
Sam a 51 ans, il souhaite entrer dans la police. Contrairement à l'idée reçue, il n'y a pas d'âge limite pour rejoindre les rangs. Il faut réussir les cinq épreuves de sélections et Sam Hannati, compte bien y arriver:
La police, c'est un milieu qui m'a toujours intéressé. Il y a une dizaine d'années, je pensais que c'était limité à la cinquantaine et puis j'ai ensuite appris qu'il n'y avait pas de limite d'âge. C'est ouvert à tout le monde, donc à chacun ses compétences et ses possibilités. J'ai déjà réussi les tests physiques deux fois, il faut que je travaille l'épreuve cognitive.
À Ciney, dans un gymnase de l'Institut Saint-Joseph, les potentielles recrues ont pu voir une de ses cinq épreuves: le test physique. L'occasion pour ceux qui préparent déjà ce test de s'entraîner, pour les novices de découvrir et pour la police de séduire, explique Jean-Pierre Descy, le chef de corps de la police Condroz-famenne:
Cette journée s'inscrit dans la volonté ministérielle d'atteindre 1.600 nouveaux policiers par an en Belgique. Il y a chaque année environ 7.000 candidats, mais seuls 1.600 sont retenus. Le taux de réussite n'est donc pas très élevé, mais ça permet à ceux qui veulent vraiment s'inscrire dans ce processus, d'en voir une partie, et de s'y préparer.
La journée a aussi permis aux futures recrues de parler avec des officiers en postes dans la zone Condroz-Famenne, mais aussi au Fédéral. Habituellement, ces journées se font à Bruxelles, mais à la faveur de la pandémie, pour la première fois, elles sont délocalisées dans les polices locales. Cette délocalisation permet d'empêcher le croisement d'un trop grand nombre de personnes, ajoute le chef de corps:
Lorsque des postes sont vacants, on trouve toujours quatre à cinq candidats qui sont intéressés par un poste, donc on n'a jamais été en carence. Ça, c'est pour l'emploi en intervention. Pour des emplois plus spécialisés, comme des inspecteurs à la criminelle par exemple, c'est un peu plus compliqué de recruter. La culture de la police veut aussi qu'on passe d'abord en tant que policier en intervention, avant d'aller vers ce type de profil.
Certaines des personnes présentes avaient à peine 16 ans. Elles sont encore en réflexion dans leur choix de carrière, mais globalement, les profils sont très variés. Il y avait par exemple Sébastien Vancutsem, un candidat policier, qui a une formation de comptable:
J'aimerais être inspecteur et pourquoi pas, inspecteur spécialisé en finances. C'est mon background et j'ai pas mal d'expérience dans ce domaine-là.
Toutes les informations sont sur le site de la police dédié au recrutement, jobpol.Be