Coronavirus

La première descente de la Lesse en mode déconfinement sous haute surveillance

publié le:21/05/2020 18:30:00 - mis à jour: 21/05/2020 19:13:53

La petite descente de la Lesse a rouvert. Le loueur de kayaks a pu mettre à l’épreuve son plan de déconfinement. Beaucoup de mesures ont été mises en place, même si des ajustements doivent encore être faits.

Pour descendre via le petit parcours la Lesse ce jeudi, le masque était obligatoire pour tous les kayakistes. Certains ont pu rejoindre le site via des bus mis à disposition par Dinant Évasion. D'ailleurs, le premier bus est arrivé rempli. Tous les sièges étaient occupés sans que la distance sociale ne soit respectée. Le commissaire de police Pierre Jacobs a dû s'entretenir avec les organisateurs pour régler le problème :

J'ai pris immédiatement contact avec mon collègue qui surveille le départ des bus. L'information a été transmise et je crois qu'il va y avoir une intervention au niveau du départ pour que les choses se fassent telles que prescrites. C'est l'engagement pris par le loueur de kayaks et par la société qui s'occupe du transport.

Un bus peut normalement transporter jusqu'à 101 passagers. Ici, l'espace est limité à douze cellules familiales. Cependant, certaines personnes sont venues entre amis et ne vivent évidemment pas sous le même toit. Elles étaient assises côte à côte. Pour autant, Yan Leclerc, un passager croisé dans un bus, se sent tout de même en sécurité:

De l'accueil, au parking, en passant par l'achat des tickets, ou par le lieu de la prise de boissons à emporter, tout est très bien organisé. Les conditions dans le bus sont aussi très bonnes. Il y a eu un peu de retard pour le départ, mais cela peut se comprendre. Les commerçants doivent vivre avec une nouvelle normalité, il faut leur laisser le temps de s'adapter.

Après ce bus bondé, Dinant Évasion précise que pour les suivants les groupes trop nombreux attendront le prochain voyage pour limiter le nombre de personnes à l'intérieur. La société ne compte cependant pas laisser de rangées de sièges vacants entre deux groupes. Cela fait deux mois que l'ensemble des employés a dû être mis au chômage total à cause du COVID-19. La réouverture était une vraie nécessité pour le loueur de kayaks.

La réservation obligatoire

Du côté de la billetterie, tous les kayakistes ont signé une déclaration où ils s'engagent à respecter les mesures de sécurité durant le parcours. La réservation en ligne était obligatoire pour éviter la foule aux guichets, comme le précise Olivier Pitance, le gérant:

Nous avons soumis un plan de déconfinement aux autorités qui passe par une réduction de notre capacité de 75 % (NDLR : 500 kayaks à l'eau). Il est interdit pour les kayaks de se rassembler sur la rivière, on ne peut pas s'arrêter sur les plages de galets, et en fin de journée les gens n'ont pas accès aux vestiaires et aux douches. Après l'activité, ils doivent rentrer chez eux pour éviter toute forme de rassemblement.

Pour rouvrir, le loueur de kayaks a obtenu des autorités que son activité soit considérée comme du sport et non du tourisme, comme nous vous l'expliquions précédemment. Les kayakistes doivent donc aller d'un point A à un point B sans s'arrêter sur les berges. Pour veiller à cela, les contrôles de police se sont donc multipliés le long du parcours. Les kayakistes qui s'arrêteraient sur les berges s'exposent à une amende de 250€. Quant aux organisateurs, l'amende est de 735€ s'ils ne respectent pas leur part du contrat.

Des flâneurs sur les berges

Lors de notre tournage, nous n'avons pas croisé de kayakistes récalcitrants, mais des flâneurs qui n'ont pas résisté à tremper les pieds dans la Lesse sous cette belle météo. 

Les kayaks dinantais ne sont d'ailleurs pas les seuls à reprendre du service. D'autres kayakistes wallons nous indiquent avoir reçu l'autorisation de remettre les embarcations à l'eau. Aussi, sur la Meuse, les bateaux électriques ont recommencé leurs balais sur les eaux. Nicolas Pitance, qui gère cette attraction à Dinant, assure avoir toutes les autorisations nécessaires pour recevoir le public. L'avis publié par le service public Wallonie infrastructures et mobilités, en fin de journée mercredi, laisse aux gouverneurs la gestion de ce type d'activité sur les cours d'eau.

 

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