Le baromètre Covid est passé du code rouge au code orange. Pour l'Horeca, c'est le retour à une vie presque normale. Il n'y a plus de restrictions sur les heures de fermeture, sauf à Ciney, on ferme à 3h.
Plus d'heures de fermeture, plus de tablées restreintes, autorisation de consommer debout ou au bar, la vie a repris presque normalement dans les cafés et les brasseries. Ce passage au code orange était attendu avec impatience dans les bistrots du pays, après presque deux ans de galère. Alexandra Gobbe; qui tient la taverne "Le Side" sur la place Monseu à Ciney, le confirme.
Aujourd'hui, j'espère que c'est enfin le jour J où on peut souffler.
Le jour J, tout le monde espère que ce soit pour de bon cette fois et qu'on en finisse avec le yoyo des mesures sanitaires. Alexandra Gobbe:
Il fallait toujours jongler entre le fait de pouvoir recevoir les gens, vaccinés, pas vaccinés, les laisser dehors, sur la terrasse, ou pas. Obliger les gens à rester aux tables et pas au bar. Ne pas les laisser danser… Et en même temps, toujours fermer à minuit, alors que les gens ont envie de faire la fête.
Les contrôles ont été nombreux dans ces établissements cinaciens. Tous espèrent pouvoir enfin souffler un peu. Julien Gillain qui tient le café "Aux Copains" assure que ça n'a pas toujours été facile à gérer:
Ce soir, on peut recommencer. Malgré tout, on respecte encore certaines règles. On essaie de revenir à la vie normale. Ici, on est limité à la fermeture à 3h du matin, c'est imposé par la commune. On espère retravailler convenablement maintenant.
On l'imagine facilement, du côté des consommateurs, c'est la joie de pouvoir faire la fête sans compter. Quelques étudiantes fêtent un anniversaire:
On revit. Pour nous les étudiants, c'est un peu compliqué. On a envie de faire la fête, fêter l'anniversaire de notre amie. On aurait pas pu faire ça avant. On retrouve un peu de liberté. On est vraiment contentes, on est toutes ensemble, c'est vraiment chouette de pouvoir se retrouver.
Un autre client se réjouit de pouvoir retrouver un peu de liberté:
On a été privé de nos soirées endiablées ici, au Side.
Un autre jeune se réjouit de pouvoir retrouver ses amis:
Cela fait du bien de se dire qu'on peut rester jusqu'à 3h du matin et profiter comme on l'a toujours fait. Quelque chose qui est normal devient presque exceptionnel de se dire qu'on va sortir…
La vie nocturne reprend son souffle. Asphyxiés par la situation, les patrons de bistrots croisent les doigts. Le patron du bistrot "Aux Copains":
Faut pas le dire trop fort. Mais, c'est vrai que c'est un peu jour de fête. En tout cas, pour moi, bistrot de nuit, c'est quand même jour de fête.
Un jeune guindailleur conclut (en embrassant notre micro…):
Merci aux cafés cinaciens et merci au gouvernement de nous laisser reprendre la vie telle qu'on l'a laissée il y a deux ans.
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