Travaux

Le château d’eau d’Onhaye rénové avec soin pour épargner les martinets noirs

publié le:29/09/2025 16:57:00 - mis à jour: 09/10/2025 14:59:08

Particularité de l’intervention : elle doit se faire très rapidement. En cause : des nids de martinets noirs ont été découverts sur les murs de l’infrastructure.

Les travaux ont débuté au château d'eau d'Onhaye, à deux pas du terrain de football. Sur place, les équipes s'attaquent aux joints vieillissants. Un chantier poussiéreux mais indispensable pour cet ouvrage de 110 m³ d'eau, construit il y a 75 ans et aujourd'hui en mauvais état. Plusieurs morceaux de façade se sont déjà détachés.

L'AIEM, l'Association Intercommunale des Eaux de la Molignée, a donc décidé d'intervenir, en confiant la restauration à l'entreprise liégeoise Lagrou. François Cordonnier, le directeur général de Lagrou, explique l'ampleur du chantier.

Il faut d'abord refaire tous les joints pour que les briques ne se déchaussent pas. Il faut aussi restaurer les blocs de béton qui se sont dégradés avec le temps. C'est important d'intervenir pour éviter tout risque de chute et assurer la sécurité des personnes qui travaillent parfois à l'intérieur du château d'eau.

Mais le calendrier a été modifié par une surprise inattendue. Un citoyen d'Onhaye a signalé la présence de nids de martinets noirs sur les parois du château d'eau. Jean-Marc Thiran, chef de réseau à l'AIEM, raconte :

Le citoyen nous a mis en contact avec la DNF et Natagora, qui sont revenus vers nous pour trouver une solution afin de ne pas déranger les oiseaux. Il était essentiel pour nous de respecter la biodiversité des lieux.

Des travaux qui doivent se faire rapidement

Natagora a recensé 20 nids, certains également occupés par des étourneaux, des rougequeues ou des moineaux. Cette découverte a contraint à décaler le début des travaux, qui n'ont pu commencer qu'au début du mois de septembre, après la période de nidification. François Cordonnier précise :

On ne doit pas traîner car l'hiver approche, et intervenir devient plus compliqué. Pour tenir les délais, nous avons mobilisé plus d'équipes que d'habitude pour un chantier de ce type. Il faut absolument terminer les travaux à temps.

L'objectif est de finaliser le chantier d'ici fin octobre ou début novembre, conciliant la sauvegarde du patrimoine et le respect de la biodiversité. L'AIEM a même décidé d'aller plus loin pour les oiseaux en installant des nichoirs, favorisant ainsi encore davantage leur présence autour du château d'eau. Cette contrainte liée aux nids constitue une première pour l'entreprise spécialisée et pour l'intercommunale.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

Revoir Le Journal

CDJ

22H30