Toussaint
Le crématorium de Ciney sature, les délais d'attente s'allongent pour les familles
publié le:29/10/2025 14:19:00 - mis à jour: 30/10/2025 16:25:07
Les défunts optent de plus en plus pour la crémation, plutôt que l'inhumation. Résultat, le crématorium de Ciney, le seul en Province de Namur, est surchargé et les délais d'attente peuvent parfois s'allonger.
À l'arrière du funérarium Willems-Leroy, à Dinant, Yves Baonville et son fils chargent un cercueil dans le corbillard. Leur entreprise familiale de pompes funèbres est active dans le sud de la Province de Namur. Ce sont eux qui s'occupent d'organiser les funérailles des défunts. Mais, dernièrement, les délais d'attente se sont allongés pour les familles qui choisissent la crémation, note Yves Baonville.
Les délais normaux d'attente pour une crémation vont de 3 à 4 jours. Maintenant, il arrive que nous atteignons 7 à 8 jours de délai d'attente, car il y a des périodes où la mortalité est plus élevée.
Un seul crématorium pour toute la Province
En cause, le crématorium de Ciney, le seul en Province de Namur, est saturé. Pourtant, une troisième ligne de crémation a ouvert en 2020. Mais elle est sous-exploitée pour deux raisons, explique l'entrepreneur de pompes funèbres.
La première, c'est que l'infrastructure immobilière ne permet pas au personnel du crématorium d'accueillir des familles en plus pour des cérémonies de funérailles. Il n'y a pas assez de salles de réception, donc ils ne peuvent pas se permettre d'augmenter le nombre journalier de crémations. La deuxième raison, c'est qu'ils gardent cette troisième ligne de crémation en réserve, en cas de souci technique ou d'entretien sur les deux autres lignes.
La situation devrait s'améliorer grâce à la construction d'un nouveau crématorium à Eghezée. Mais celui-ci ne verra pas le jour avant 2027.
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Plus de crémations que d'inhumations
Si le crématorium de Ciney est saturé, c'est aussi parce que de plus en plus de familles optent pour la crémation plutôt que l'inhumation. L'entrepreneur de pompes funèbres dinantais le constate, les demandes de crémation ont fortement augmenté ces dernières années.
Si nous étions à 40% de crémations et 60% d'inhumations il y a 10 ou 15 ans, la tendance s'est aujourd'hui inversée. Nous sommes maintenant à 60-70% de crémations et 30-40% d'inhumations.
Cette tendance n'est pas aussi marquée dans le sud de la Province de Namur, à Beauraing, Gedinne ou Bièvre, où l'inhumation reste majoritaire, selon Yves Baonville. Mais, ailleurs, les défunts et les familles se tournent de plus en plus vers la crémation.
C'est souvent une volonté des personnes décédées, qui expriment le souhait d'être incinérées. Certains craignent aussi que personne n'entretienne leur tombe quand ils ne seront plus là.