Des représentants des sept partis ont débattu sur notre plateau ce mercredi 05 juin, l’occasion d’aborder plusieurs thématiques, mais aussi d'imaginer le gouvernement fédéral de demain.
Hier soir, en fin de débat, nous avons fait un peu de “politique fiction” avec les sept candidats fédéraux présents. Nous avons voulu nous projeter après les élections, au moment de la formation d'un gouvernement fédéral (qui pourrait prendre plusieurs mois d'après les prédictions de certaines têtes de liste) et imaginer avec quel(s) parti(s) ils souhaiteraient monter au pouvoir. Du côté des partis francophones, on sait en tout cas avec qui on ne veut pas faire de coalition : le PTB.
"On ne s'allie pas à l'extrême droite"
À de nombreuses reprises, le Parti du Travail de Belgique a été qualifié d'extrême par les autres candidats dont notamment par la tête de liste de DéFI, Julien Lemoine :
Nous ne montrons ni avec le Vlaams Belang, l'extrême droite, ni avec le PTB car il ne faut pas croire que le communisme est moins dangereux !
Une réflexion pleinement partagée par le libéral David Clarinval et le candidat des Engagés, Maxime Prévot. Ce dernier ajoute :
L'extrême gauche n'est pas raciste, mais elle a un projet de société qui est très dangereux pour la cohésion sociale et il faut en être conscient. Ce parti ne se résume pas qu'à la bonne bouille de Raoul Hedebouw, j'invite les gens à être conscient de ce qu'il y a derrière le vernis.
"Un parti qui ne condamne pas le non-respect des droits de l'Homme"
À la question : “Ecolo serait-il preneur d'une coalition avec le PTB ?”, la candidate Cécile Cornet, quant à elle, répond :
Si le PTB règle son problème avec les droits humains, sa tentative autoritariste, et qu'il est prêt à accélérer la transition, je pense que nous pourrons alors commencer à travailler. Mais je pense qu'il doit d'abord régler pas mal de problèmes quant aux droits de Ouïghours, ou aux droits des être humains comme en Russie, par exemple.
Le socialiste Pierre-Yves Dermagne semble être du même avis que sa collègue de gauche écologiste.
Le jour où le PTB sera prêt mentalement, psychologiquement, à aller au pouvoir, ce ne sera plus le PTB. Ce parti fixe aujourd'hui une série de conditions qui ne peuvent pas être rencontrées dans le contexte que nous connaissons en Belgique et en Europe.
Le PTB se défend
Face à toutes ces attaques, Farah Jacquet la tête de liste du PTB s'est défendue tant bien que mal devant les autres représentants des partis.
Je ne comprends toujours pas aujourd'hui ce qu'il y a d'extrême à demander le retour de la pension à 65 ans. C'était un point que l'on retrouve dans les programmes de tous les partis.
Concernant la position du PTB sur les droits humains, la candidate n'a par contre pas donné de réponse.