La dixième édition du salon des mandataires se déroule pendant deux jours au Wex de Marche-en-Famenne. C'est un évenement propice à la rencontre et à l'échange d'informations entre les mandataires. Pour les exposants, c'est un rendez-vous à ne pas manquer sur l'agenda des salons.
Vu l'affluence qu'on y a constaté, le Salon des Mandataires, c'est le lieu incontournable que les acteurs de la vie communale ou provinciale ou d'intercommunale ne veulent pas manquer. S'informer, se rencontrer, échanger avec les collègues c'est une vraie opportunité.
Pour les exposants, - ils sont 305 cette année - c'est l'occasion de rappeler leur savoir faire, de présenter leurs nouveautés et de garder le contact. Plus qu'un lieu pour signer des contrats, c'est une véritable opération de relations publiques.
Pour la Société Nonet, fidèle du salon, c'est l'occasion de montrer sa nouvelle usine de matériaux de construction à base d'argile crue à Wanlin. Emmanuel Nonet:
"C'est ici qu'on entretient de bonnes relations avec le client. Mais ce n'est pas ici qu'on fait des affaires. On travaille par appel d'offres et par adjudications, donc, ici, c'est le moment d'être au courant des marchés qui vont se présenter. On doit se positionner et prévoir d'y répondre."
Chez Cowalca, 25% de la clientèle est composée de pouvoirs publics, les 75 autres %, ce sont des entrepreneurs privés et cela dans le secteur des voiries, terrassement et distribution d'eau. Pour Jean-Marc Lardot:
"On ne signe pas de contrat sur le salon. Ici, c'est d'abord le relationnel, l'humain, en tout cas."
Chez Van Daele à Ciney, on fabrique des machines pour l'entretien des voiries et des épandeuses à sel. Les administrations constituent 60% du chiffre d'affaire de la société.
Alors, connaissant l'état des finances des communes, la question qui se pose c'est de savoir si les affaires ont été moins bonnes ces deux dernières années.
" A vrai dire, non, les gens réfléchissent à mieux investir, à choisir le bon produit. Il faut être vigilant pour pouvoir proposer la bonne dimension de machine pour ne pas gaspiller les budgets." précise Laurent Scarnier de la société Vandaele
Pour Michel Warzée, de Hamois, présent pour la première fois au salon, le marché que peut représenter les pouvoirs publics, c'est une opportunité de diversification. Il cherche donc à s'adapter à la demande et aux budgets disponibles.
"Je cherche surtout à être à leur écoute, au niveau de leurs attentes, des problématiques qui se trouvent dans les communes. Et nous, en tant que constructeurs de machines, l'objectif, c'est d'améliorer notre gamme de produits et de faire des produits mieux adaptés aux petites communes. On essaie de faire des machines adaptées à leurs finances, avec du matériel moins cher, simple d'utilisation et pas chercher des machines haut de gamme, impayables pour les communes, pour le moment.
Etre à l'écoute et s'adapter, être présent c'est le leitmotiv de ces sociétés
Que perdriez-vous, si vous n'étiez pas au salon?
"Du temps, de l'énergie et de l'argent, si on devait aller frapper à la porte de toutes les communes et prendre des rendez vous. Ici, ils sont tous là." assure jean-Marc Lardot