Les nouvelles infrastructures de l'Union Rochefortoise trop proches des habitations ?

publié le:15/03/2022 16:12:00 - mis à jour: 17/03/2022 17:24:36

A Rochefort, le projet de nouvelles infrastructures du club de football de l’Union Rochefortoise est au stade de l’enquête publique. Des riverains du quartier de Suzin s'inquiètent de ses probables nuisances.

Le projet porté par le nouveau club de football l'Union Rochefortoise, issu de la fusion entre Rochefort et Eprave, prévoit la construction de deux terrains dont un synthétique ainsi que d'une tribune et d'un bâtiment comprenant la buvette et les vestiaires. Le choix de l'emplacement, en contrebas du zoning, ne fait pas que des heureux.

Serge Pigeon et Claude Anciaux sont deux habitants du quartier de Suzin à Rochefort. Leurs maisons et leurs jardins se situent juste à côté du terrain vague de huit hectares où l'Union Rochefortoise souhaite installer ses nouvelles infrastructures. Serge, ancien professeur d'éducation physique, n'est pas contre ce projet, mais plutôt opposé à son emplacement:

On ne peut pas mettre un projet de cette envergure aussi proche des habitations, à moins de cent mètres d'un quartier.

Le bruit est la principale source d'inquiétude pour ces riverains qui craignent que les vents dominants n'amplifient cette nuisance dans leur quartier, poursuit le riverain:

Ce projet se situe à l'ouest de notre quartier dans une plaine en plein vent dominant. Tous les bruits générés à cet endroit vont se diriger vers nous. Le bruit des gens qui jouent ainsi que de ceux qui regardent. Tous les habitants du quartier de Suzin seront touchés.

Zone tampon entre le quartier et les infrastructures sportives

Autre nuisance pointée du doigt par Serge et Claude, celle générée par l'éclairage des terrains en soirée. 
L'ensemble des nuisances, qu'elles soient sonores et visuelles, ont été prises en considération dans ce projet selon Christophe Davin, l'échevin des Sports rochefortois. Une zone tampon entre les jardins privés et les terrains de football sera préservée, insiste l'échevin:

Il y aura quelques dizaines de mètres d'espace "tampon" entre les terrains et le fond des jardins. Des plantations seront posées pour marquer la séparation. Puis en termes d'occupation, on ne parle pas d'une occupation "full time" des terrains, mais plutôt de trois entraînements par semaine ainsi que d'un match toutes les deux semaines.

"Un moment donné, il faut avancer!"

Le choix de cet emplacement, contesté par ces riverains, n'est pas anodin pour la commune. Car pour ce type de projet infrastructures sportives, il n'y avait, selon les autorités, pas beaucoup d'autres possibilités:

C'est le seul endroit que nous ayons trouvé après près de deux ans de recherches. Un moment donné, il faut avancer !

L'enquête publique pour ce projet est en cours et se clôturera le 23 mars prochain. Ces riverains ont alerté leur voisinage par courrier des possibles nuisances que pourraient générer de telles infrastructures sur leur quartier de 190 habitations. Ils espèrent récolter de nombreuses signatures pour ainsi faire davantage pression, non pas contre ce projet, mais bien contre son emplacement.

Benjamin Mars, Journaliste
benjamin.mars@matele.be

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