Manifestation nationale du non-marchand ce jeudi 7 novembre à Bruxelles. Le secteur souhaite plus de ressources et de considérations. De nombreux travailleurs du sud-namurois ont manifesté dans la capitale.
On attendait 10.000 manifestants, ils sont plus 25.000 à défiler dans les rues de Bruxelles sur le coup de 11 heures ce jeudi. Les travailleurs des secteurs public et non-marchand réclament plus de ressources et de considérations auprès des décideurs politiques. Eric Dubois, responsable CGSLB pour le secteur non-marchand :
Le secteur non-marchand, c'est le personnel des hôpitaux, de la petite enfance, de la jeunesse, de la culture, des maisons de repos. Des métiers qui manquent cruellement de moyens, notamment financiers, mais aussi humains.
Sandrine Pierlot, permanente CNE (Namur - Luxembourg) pour le secteur non-marchand, poursuit :
Les conditions de travail sont déplorables, et elles ne s'améliorent pas, au contraire, elles se dégradent. On a des signaux négatifs de la part des gouvernements déjà en formation et également des signaux négatifs du gouvernement qui est en voie de se former.
230 travailleurs du CHU-UCL Namur
Dans les premières positions du cortège, on peut y retrouver le secteur des soins hospitaliers, à l'instar d'une forte délégation de 230 travailleurs du CHU-UCL Namur. Vinciane Crucifix ,infirmière à Mont-Godinne et déléguée syndicale CNE, explique :
Malheureusement, on n'est plus dans des tendances de sous-financement que de refinancement du secteur. On est là pour crier au futur gouvernement que nous voulons un accord non-marchand digne de ce nom et un refinancement du secteur. Il faut des bras, et il faut des moyens.

"On se sent complètement oublié"
Dans le cortège, on retrouve également des aides familiales. Selon les travailleurs de ce secteur, pas ou peu de lignes les concernant se retrouvent dans les notes qui ont fuité de la potentielle coalition "Arizona" au niveau fédéral. Ils se sentent complètement oubliés des politiques. Bernadette Merveille est aide familiale au SPAF et déléguée syndicale FGTB :
On a été complètement oublié, une fois le Covid passé. On n'a plus entendu parler des aides ménagères, sociales. On n'a plus entendu parler des garde-malades et des aides familiales. Or, on est toujours sur le terrain. On nous dit qu'on veut absolument maintenir les personnes âgées à domicile dans de bonnes conditions. Mais pour cela, il faut que les métiers de l'aide à domicile soient bien reconnus.
Des conditions de travail qui se détériorent
Un cortège où l'on pouvait également retrouver le corps enseignant qui, lui aussi, dénonce ses conditions de travail, et le manque de personnel dans les écoles. Laurent Piret, enseignant est le président de la CSC Enseignement pour la régionale Namur - Dinant :
On est déjà en pénurie et, malheureusement, on continue à détériorer nos conditions de travail qui ne sont déjà pas très correctes. On a quand même une charge administrative qui augmente sans cesse et qu'on doit gérer en dehors des heures de cours avec les élèves. Ce travail est vraiment important et il est sans cesse augmenté. Il faut pourtant qu'on soit présent et frais avec les élèves.
Avec cette manifestation nationale en front commun, fort suivie par les travailleurs des secteur public et non-marchand, tant du nord que du sud du pays, les organisations syndicales espèrent pouvoir s'inviter tout prochainement à l'agenda des responsables et des négociateurs politiques.