rendez-vous de midi

Massinon: "Je suis tracassé avant chaque conseil communal"

publié le:24/11/2017 13:54:00 - mis à jour: 24/11/2017 17:41:52

Le conseil communal de Gedinne dispose d'une majorité à géométrie variable, selon que la présidente du CPAS vote avec la majorité ou l'opposition. Réaction du bourgmestre Vincent Massinon.

  • "On a déjà eu l'occasion de voir Sylvianne Simon ne pas voter comme le reste de la majorité, mais selon ses convictions. Je ne suis pas plus étonné que cela, c'est perturbant et attristant, mais c'est la vie politique communale.
  • Ce qui m'attriste, c'est l'attitude de l'opposition qui est anti par principe et qui critique des choses que tout le monde apprécie comme Les Arpents Verts, la Maison Languillier, qui tournent très bien, alors que ce sont des projets qui apportent de l'emploi et une aura. Moi je fais avec, mais cela me tracasse pour l'avenir de la commune.
  • Au conseil communal précédent, nous avons voulu mettre en place une régie communale autonome pour les sports, qui nous permet de récupérer la TVA sur certains chantiers, et la minorité n'a pas voulu élire de représentants en son sein en trouvant cela trop compliqué, ce qui a bloqué de facto le projet. J'espère que ce n'est que partie remise.
  • Hier à cause de l'opposition rejointe par Sylvianne Simon, nous sommes passés à côté de l'occasion d'avoir le plus gros subside que la commune aurait jamais eu: un million d'euros dans le cadre du massif forestier, une promenade en caillebotis avec des cabanes autour de l'étang de Boiron. J'espère qu'on pourra le représenter au ministre Collin.
  • Je n'ai jamais pensé à exclure Sylvianne Simon, elle a été démocratiquement élue, elle a sa place, elle a le droit de voter selon ses convictions. C'est ennuyant, cela fait ralentir les choses, mais elle en a le droit.
  • Je suis tracassé avant chaque conseil communal, pas plus aujourd'hui qu'avant, car on n'était jamais à l'abri d'un malade, mais oui je suis tracassé car un conseil communal où tout est voté permet de travailler dès le mois suivant.
  • J'ai vu votre interview de Sylvianne au Rendez-vous de midi, quand elle disait qu'on ne savait pas discuter avec moi. C'est vrai que je suis quelqu'un qui aime bien porter des projets, je sais aussi que certains de mes projets n'ont pas passé la porte du Collège et d'autres projets ont petit à petit été transformés pour devenir ce qu'ils sont. Les arpents verts ou la maison Languillier n'étaient pas ce qu'ils étaient au départ. C'est vrai que je suis têtu, vous l'avez d'ailleurs écrit, mais c'est ce qui me permet de faire avancer des projets, d'aller chercher des subsides pendant dix ans alors que la majorité wallonne n'était pas de ma couleur politique. Il faut être têtu pour faire avancer des projets, je suis aller chercher des subsides pour le hall de la Morie, les plaines de jeux, l'éclairage des terrains de tennis, la réfection du site Culot, je pense qu'on est allé chercher 5 ou 6 millions d'euros. Pour ça, il faut être têtu."

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