Culture

Mobilisation : le secteur culturel se fait entendre à Marche-en-Famenne

publié le:26/11/2025 16:13:00 - mis à jour: 26/11/2025 16:59:39

Mobilisation : le secteur culturel se fait entendre à Marche-en-Famenne

En pleine grève nationale, artistes et centres culturels se mobilisent à Marche-en-Famenne pour dénoncer les mesures fragilisant le secteur et défendre la culture.

En ce troisième jour de grève nationale, le secteur culturel est lui aussi descendu dans la rue. Artistes, musiciens et centres culturels se sont donné rendez-vous au rond-point de la Pirire à Marche-en-Famenne ce mercredi matin pour exprimer leurs inquiétudes face aux mesures prises par le gouvernement Arizona.

Des centres culturels en danger

Liesbeth Vandersteene, directrice de l'ASTRAC, le Réseau des professionnels des Centres culturels, explique que les structures sont de plus en plus fragilisées.

Certains centres culturels procèdent déjà à des licenciements, d'autres présentent des budgets déficitaires, et la situation ne fera que s'aggraver dans les années à venir. Nous attendons une véritable reconnaissance du rôle de la culture et du monde associatif dans la vitalité démocratique.

Plusieurs acteurs culturels de notre arrondissement étaient également présents ce matin à Marche-en-Famenne. Pour eux, il était essentiel de mobiliser l'ensemble du secteur. Jessica Donati, directrice du Centre culturel de Dinant, ne cache pas ses préoccupations.

La culture est indispensable à la santé de notre société. Or, certaines mesures prises actuellement nous fragilisent financièrement, notamment la non-indexation de notre subvention de fonctionnement prévue en 2026, ainsi que la réforme des APE, qui nous touchera de plein fouet puisque plus de la moitié de notre personnel relève de ce statut.

Faire converger les luttes

Pour Maud Bailly, chargée d'éducation permanente au Petit Théâtre de la Grande Vie de Forzée, cette journée de mobilisation rappelle surtout la nécessité de s'unir, car les enjeux dépassent largement le seul secteur culturel.

On est inquiet pour le secteur, on est inquiet pour les associations, pour nos emplois, pour les projets qu'on mène, mais on est surtout inquiet pour les populations que ça va impacter. Nous sommes nombreux à être en colère et on doit se rassembler autour de ça. On sent que plus que jamais, il faut qu'on fasse converger les luttes ensemble.

Perrine Borlée, Journaliste
Perrine.borlee@matele.be

 
 
 

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